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Document préparatoire N° 5: Etude de la Mission évangélique unie sur le mouvement charismatique et la guérison

Nous remercions vivement la Mission évangélique unie (MEU) et le pasteur Wilson B. Niwagila, son secrétaire à l'Evangélisation, de nous avoir autorisés à reproduire le rapport d'un colloque international sur le mouvement charismatique et le ministère de guérison. Ce document constitue à nos yeux un élément important du processus de préparation de la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation.

10 mai 2005

Traduit de l'anglais
Service linguistique, COE

Document préparatoire n° 5

Nous remercions vivement la Mission évangélique unie (MEU) et le pasteur Wilson B. Niwagila, son secrétaire à l'Evangélisation, de nous avoir autorisés à reproduire le rapport d'un colloque international sur le mouvement charismatique et le ministère de guérison. Ce document constitue à nos yeux un élément important du processus de préparation de la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation.

Jacques Matthey, Etudes sur la mission, COE

Introduction

La Mission évangélique unie (MEU) est une organisation missionnaire internationale créée en juin 1996, qui constitue une communion d'Eglises de trois régions (Afrique, Asie et Allemagne). Elle comprend 33 Eglises et l'institution «Anstalt Bethel» de Bielefeld, Allemagne. Sur ces 33 Eglises, 12 sont africaines, 15 asiatiques et 6 allemandes. Historiquement, ces Eglises d'Afrique et d'Asie faisaient partie du «champ de mission» d'anciennes sociétés missionnaires allemandes - «Rheinische Mission», «Bethel Mission» et «Zaire Mission». Avec les Eglises allemandes liées à ces sociétés missionnaires, les Eglises asiatiques et africaines ont constitué la MEU en vue de leur objectif commun d'apprentissage réciproque et de partage de la foi. L'un des mandats de la MEU définis par sa Constitution (§ 2.2 a-c) est énoncé comme suit:

«La Mission évangélique unie - communion d'Eglises de trois continents - travaille au sein d'un réseau d'Eglises établies en Afrique, en Asie et en Europe, ainsi que partout où elle est appelée à le faire.

Ensemble, ces Eglises proclament que Jésus est le Seigneur et Sauveur de tous et relèvent les défis missionnaires de notre époque.

Dans un monde déchiré, elles s'engagent à demeurer membres du corps du Christ et donc

à croître ensemble pour former une communauté de culte, d'apprentissage et de service; à partager leurs dons, leurs perspectives et leurs responsabilités; à appeler tous les êtres humains à la repentance et à une vie nouvelle; à porter témoignage du Royaume de Dieu en luttant pour la justice, la paix et la sauvegarde de la création.»

La Mission évangélique unie est consciente des responsabilités qui sont les siennes dans un monde déchiré, ainsi que des nombreux défis qui se posent à ses Eglises membres. L'un de ces défis est constitué par le mouvement charismatique. Comme il ne s'agit pas d'une Eglise établie mais d'un mouvement qui travaille au sein des Eglises existantes, il suscite un grand nombre de questions théologiques dans celles-ci. Pour se faire une idée plus claire de ce mouvement et de ses objectifs, les Eglises membres de la MEU ont décidé de réaliser une étude à son sujet. Lancée en 2000, elle s'est déroulée dans les trois régions de la MEU, avec les objectifs suivants:

Rassembler les conclusions permettant de se faire une image claire des Eglises pentecôtistes et du mouvement charismatique, de leurs rapports et de leurs différences. Mieux comprendre et interpréter les défis, les chances et les dangers que le mouvement charismatique représente pour les Eglises membres de la MEU. Elaborer une base et des critères théologiques solides en vue de la compréhension du mouvement charismatique, à l'intérieur des Eglises de la MEU et au dehors, et porter un jugement critique. Inciter les participants aux colloques en cours à faire connaître les travaux de ceux-ci à leurs Eglises, et leur donner les moyens de le faire, afin d'encourager ces Eglises à instaurer un dialogue plus intense avec les groupes charismatiques. Elaborer un document qui servira de base de discussion lors de la prochaine Assemblée générale de 2004. Encourager le ministère de guérison dans les Eglises de la MEU, en prenant en compte les défis posés par le VIH et le sida.

Dans le cadre de cette étude, toutes les régions ont souhaité en apprendre davantage sur le mouvement charismatique et notamment sur la question de la guérison, ce qui a débouché sur la préparation du colloque international sur ce sujet. L'étude sur la guérison a fait apparaître d'autres défis. Nous avons découvert que les Eglises ont oublié de faire usage des dons de l'Esprit dans leur ministère de guérison ou qu'elles ont pris trop à la légère la fonction de l'Esprit dans notre monde technologique moderne. Le colloque sur la guérison qui s'est déroulé à Accra, Ghana, du 12 au 19 novembre 2003 a débouché sur les recommandations suivantes à l'attention des Eglises membres de la MEU et de toutes les Eglises intéressées, pour leur rappeler qu'elles ont le devoir d'être une communauté d'apprentissage et de service. Il est évident que dans notre monde blessé, le ministère de guérison de l'Eglise constitue un impératif.

Les recommandations qui suivent sont destinées à susciter et à approfondir la réflexion sur le ministère de guérison.

Pasteur Wilson B. Niwagila
Secrétariat de l'évangélisation de la MEU
Wuppertal, 1er avril 2004

Rapport et recommandations sur la guérison
Accra, Ghana, 12-19 novembre 2003

Introduction

Nous, 44 représentants des Eglises membres de la Mission évangélique unie (MEU) d'Afrique, d'Asie et d'Allemagne, nous sommes réunis à Accra, capitale du Ghana, du 12 au 19 novembre 2003 pour examiner comment répondre aux défis que les mouvements charismatiques posent dans la vie et le travail de nos Eglises. Comme ce colloque a été précédé de consultations dans chacune de nos régions, nous y avons apporté les points de vue de ces dernières, et nos travaux ont grandement bénéficié de l'apport de grandes figures du mouvement charismatique chrétien du Ghana, où ce mouvement joue un rôle éminent. Les connaissances préalables que nous avions de celui-ci ont également été enrichies par notre participation à des services charismatiques dans un camp de prière et dans des Eglises où le ministère de guérison auprès de milliers de fidèles souffrants, surtout des femmes, est accompli de manière charismatique. Toutes les connaissances acquises dans nos colloques régionaux, dans nos études bibliques, auprès de responsables et praticiens charismatiques et lors des services de ce type ont fait l'objet de discussions quotidiennes en groupes et en plénière.

A la suite du processus que nous venons de décrire, nous sommes parvenus aux conclusions suivantes:

1. Nous constatons que dans l'Eglise du Christ existent diverses formes d'expression de la foi chrétienne conformes aux valeurs du Royaume de Dieu et que ces formes se complètent mutuellement. C'est pourquoi nous estimons qu'avec les adeptes des mouvements charismatiques, nous sommes membres du corps du Christ. Dans cette perspective, il importe que nous soyons disposés à apprendre les uns des autres, à nous soutenir et à nous aider mutuellement, à nous corriger les uns les autres, si nécessaire, quant à notre manière de vivre en tant qu'Eglises de Jésus Christ à notre époque où l'humanité et la création aspirent à la guérison et au salut.

2. En ce qui nous concerne, nous sommes appelés à être ouverts à ce que l'on peut considérer comme la force du mouvements charismatique, à savoir:

a) l'accent mis sur la pleine participation de tous les membres du corps du Christ au culte par l'usage des dons accordés par le Saint Esprit à chaque chrétien et chrétienne, pour la gloire de Dieu et l'édification de l'Eglise;

b) l'accent mis sur un style de culte dynamique, faisant place au dialogue et en rapport avec le contexte, par exemple grâce à l'utilisation d'instruments de musique contemporains: orgue, guitare, percussions, etc.;

c) l'accent mis sur le rôle du Saint Esprit dans la vie nouvelle en Christ et dans le culte;

d) le souci d'accorder suffisamment de place à chaque membre de l'Eglise pour que, lors du culte, il exprime non seulement ses besoins, auxquels on s'efforce de répondre, mais encore qu'il participe pleinement au service;

e) le rôle du ministère en équipe, notamment dans la prière pour la guérison;

f) l'importance de prendre le message de la Bible à la lettre dans la vie et le service chrétiens;

g) l'accent mis sur la guérison en relation avec la foi et la mission.

3. Nous avons en particulier consacré beaucoup de temps et d'énergie à examiner ensemble, dans les groupes et en plénière, ce que nous pouvons apprendre des mouvements charismatiques pour renforcer le ministère de guérison de nos Eglises. Nous en sommes ainsi venus à comprendre que comme la maladie fait partie intégrante de la vie humaine - quelles qu'en soient les causes -, le ministère de guérison fait lui aussi partie intégrante de la tâche de l'Eglise de Jésus Christ.

4. Les maladies sous toutes leurs formes peuvent toucher n'importe qui, n'importe où et n'importe quand et avoir des effets terribles sur le bien-être de la personne. Elles peuvent causer des souffrances considérables que seuls les malades sont à même de décrire. Les causes des maladies sont multiples; elles peuvent être sociales, physiques, spirituelles, mentales, politiques ou économiques. C'est pourquoi le ministère de guérison doit être adapté aux différents types de maladies et à leurs causes.

5. Il en résulte que de tout temps les Eglises ont répondu au ministère de guérison de Jésus, signe de libération authentique, en offrant des ministères intégrés. Le ministère de guérison de Jésus possède des dimensions spirituelles, physiques, mentales et intellectuelles. Dans le domaine spirituel, les Eglises de Jésus Christ sont appelées à prêcher l'Evangile, qui libère l'humanité de l'esclavage du péché, quel qu'il soit. Les Eglises sont appelées à délivrer l'humanité des pouvoirs qui l'asservissent, qu'ils soient spirituels, idéologiques ou politiques, à prier pour les malades dans la foi et sous des formes différentes, comme par l'onction ou l'imposition des mains, en espérant que Dieu les guérira et donc les libérera de la maladie. Dans le domaine physique, les Eglises sont appelées à offrir des services sociaux à tous, sans distinction d'origine ni de classe, à guérir la création de Dieu dans laquelle vivent les êtres humains et à prendre soin d'elle, afin que l'humanité soit libérée des problèmes causés par l'ignorance, la maladie, la pauvreté et la violence. Dans le domaine mental et intellectuel, les Eglises sont appelées à offrir un encadrement pastoral et des conseils à ceux qui ont des problèmes de tout ordre, y compris ceux causés récemment par la mondialisation.

6. Toutefois, nous reconnaissons que du fait des différences existant entre les Eglises membres de la MEU en matière de traditions ecclésiales, de cultures et de contextes socio-économiques, nos recommandations doivent être considérées en fonction des situations particulières.

Recommandations

I. La réalité du ministère de guérison

La guérison par intervention divine ou par la foi n'existait pas seulement aux temps bibliques, mais s'opère encore de nos jours. C'est pourquoi les Eglises devraient offrir aux gens la possibilité d'être guéris et de partager leur expérience de la guérison pour rendre gloire à Dieu; elles devraient aussi faire prendre conscience clairement aux fidèles du fait que la guérison s'opère réellement. Dans notre ministère de guérison, il convient d'affirmer avec une conviction sans défaut la suprématie du pouvoir de l'amour de Jésus sur tous les autres pouvoirs de ce monde. La guérison suprême est le salut en Jésus Christ. Dans notre ministère de guérison, nous devrions encourager les rencontres personnelles avec Dieu qui a le pouvoir de nous sauver en toute situation, afin de permettre à une guérison complète de s'opérer. Le Christ a souffert sur la croix pour guérir les blessures du monde (la guerre, la violence, la discrimination, la haine, l'injustice, l'exploitation). En tant que corps du Christ et servante de Dieu, l'Eglise est appelée à suivre le Christ et à porter sa croix. Elle peut le faire en se souciant de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création dans son intercession et dans sa vie quotidienne. En réponse aux prières ferventes, Dieu choisit librement de guérir, même les maladies réputées incurables. Cependant, la foi en Dieu implique la capacité de discerner son pouvoir dans les maladies incurables. Nous avons besoin de la capacité de reconnaître la présence de Dieu même lorsque la guérison souhaitée ne se produit pas: «Ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse» (2 Co 12,9). Un miracle se produit lorsque les malades sont en mesure d'accepter l'absence de guérison. La guérison va au delà de la suppression de la maladie. Pour éviter d'idolâtrer la guérison et la prospérité, nous encourageons les Eglises membres à garder l'équilibre entre «la théologie de la croix» et «la théologie du succès» dans le ministère de guérison. Parce que les maladies humaines sont la conséquence de la chute, la guérison doit être intégrale, c'est-à-dire concerner la totalité de la personne, corps, âme et esprit. La guérison doit inclure la guérison des peuples et de la création pour devenir globale. Comme, dans de nombreuses régions, les êtres humains continuent à pâtir des effets de l'esclavage, de la colonisation et de toutes les formes de néocolonialisme présentes dans l'ordre mondial économique et politique marqué par l'injustice et le déséquilibre, la guérison doit aussi concerner les structures politiques, sociales et économiques injustes et démoniaques, et ce aux niveaux international, régional et local. En tant que chrétiens, nous croyons que la mission de guérir les maladies actuelles ne consiste pas seulement à allonger l'espérance de vie ou à améliorer l'état de bien-être, mais qu'elle est aussi un signe de la guérison eschatologique qui débute à l'heure présente et s'accomplira dans les temps à venir. Les Eglises devraient utiliser toutes les capacités données par Dieu et tous les dons de l'Esprit pour oeuvrer à l'accomplissement de cette guérison eschatologique dont nous pouvons déjà jouir à l'heure actuelle.

II. Un défi à nos Eglises

9. Le défi qui nous est lancé par les mouvements charismatiques et leur croissance rapide dans de nombreuses régions doit être pris au sérieux. Les Eglises de la MEU doivent instaurer un dialogue avec les adeptes du mouvement charismatique pour apprendre comment remédier à nos lacunes en matière de réponse aux besoins des gens.

Les prédications du mouvement charismatique soulignent fortement l'appel à une vie nouvelle et la nécessité d'y répondre. Nos Eglises devraient donc accorder plus d'importance à ces questions dans notre vie chrétienne. Dans le mouvement charismatique se manifestent clairement l'importance accordée à la prière dans le cadre des efforts pour modifier les structures d'oppression, et le sérieux avec lequel on considère le message biblique; dans leurs activités pastorales, les Eglises de la MEU pourraient s'inspirer de ces exemples. Il serait bon que nos Eglises membres intensifient les études bibliques et donc approfondissent leur connaissance de la Bible.

10. Au lieu de discréditer et d'ignorer les mouvements charismatiques, les Eglises membres de la MEU sont encouragées à instaurer avec eux un dialogue qui débouche sur le respect mutuel, la compréhension, le partage, l'apprentissage et la collaboration.

11. Pour être efficaces dans notre ministère de guérison, nous sommes encouragés à découvrir tout ministère de guérison sain et efficace pratiqué par nos soeurs et frères charismatiques et à en tirer des leçons.

12. Dans la mesure du possible, les Eglises membres de la MEU sont encouragées à introduire ou à renforcer le ministère de guérison par la foi dans leurs cultes et leurs services de conseils pastoraux. Il est souhaitable toutefois que chaque communauté découvre dans l'environnement qui est le sien les moyens de développer, d'offrir et d'accomplir les ministères de guérison, y compris celui de la guérison par la foi des membres de l'Eglise et de la société.

13. La guérison fait partie intégrante de la mission. Dans le contexte biblique et le vécu actuel de nombreuses Eglises, il apparaît que la guérison conduit les gens à la foi. Nous encourageons les Eglises à ne pas dissimuler les guérisons opérées dans la communauté et à ne pas hésiter à intégrer dans leurs activités missionnaires la prière personnelle pour les malades, même pour ceux qui n'ont pas exprimé leur foi.

14. Lorsqu'ils sont ouverts aux examens scientifiques, dépourvus de charlatanisme et d'influences diaboliques et appliqués au nom de Jésus, les moyens traditionnels, comme l'utilisation de plantes médicinales, peuvent contribuer à la guérison holistique. Nous encourageons les Eglises à être ouvertes aux pratiques de guérison traditionnelles, tout en conservant leur esprit critique.

15. Dans certaines Eglises, il arrive que des membres diabolisent de précieuses traditions culturelles. Nous encourageons les Eglises membres à instaurer un dialogue avec le mouvement charismatique sur la nature et la valeur des cultures, dans un esprit de respect mutuel, de compréhension et de partage des spiritualités.

16. Les expériences de «délivrance» vécues par les mouvements charismatiques devraient être prises au sérieux et nous inciter à être plus actifs dans notre recherche d'une réponse au désir d'être libérés, par le pouvoir de Dieu, de l'esclavage personnel et collectif.

17. Le jeûne peut enrichir la vie spirituelle d'une personne, l'encourager à être humble et à concentrer toute son énergie à la prière et à l'étude biblique. Les Eglises membres de la MEU sont encouragées à poursuivre la pratique du jeûne. Celle-ci ne peut pas garantir l'intervention de Dieu, mais peut devenir un exercice de l'Eglise usuel, permanent et enrichissant.

18. Les Eglises devraient avoir une approche holistique de leurs hôpitaux et établissements de santé communautaires et diaconaux, et inclure la prière et la guérison par la foi dans leur pastorale.

19. Pour mieux équiper nos Eglises, les institutions théologiques des Eglises membres de la MEU sont invitées à encourager et à intensifier la réflexion théologique sur le ministère de guérison à divers niveaux, et à élaborer des cours destinés à leurs collaborateurs et aux laïcs.

20. Conformément au principe fondamental du sacerdoce de tous les croyants, les Eglises devraient recenser et encourager les dons de tous - laïcs et ecclésiastiques, femmes et hommes, jeunes et vieux - et inciter ces personnes à participer aux ministères de l'Eglise, y compris le ministère de guérison. Nous invitons les Eglises à adopter une ecclésiologie ouverte et à mettre en place des structures qui tiennent compte du sacerdoce de tous les croyants, sous la conduite du Saint Esprit.

21. Il convient de faire des efforts pour instaurer, encourager et soutenir les ministères de guérison dans nos Eglises membres, notamment la guérison par la foi. La MEU devrait offrir à ses Eglises des occasions de développer leur potentiel par des programmes de sensibilisation et de formation, des ateliers, l'élaboration de liturgies, d'études et de publications en rapport avec les questions théologiques concernant ces ministères.

22. D'autres colloques sur ce thème devraient être organisés dans les régions pour les Eglises membres de la MEU, avec l'assistance du Secrétariat de l'évangélisation et des bureaux régionaux. Dans la perspective de l'Assemblée générale, le Secrétariat de l'évangélisation renseignera les Eglises membres sur les résultats du présent colloque, afin qu'elles mettent au courant leurs délégués à l'Assemblée générale.

III. Vers une pratique de la guérison

23. Nous devons nous préoccuper de la fonction du culte qui, grâce à la proclamation de l'Evangile, peut permettre la rencontre de Dieu et des fidèles et celle des fidèles entre eux. Pour cela, notre liturgie doit être souple et faire place à l'action du Saint Esprit. Il faudrait encourager les formes de culte permettant à ces rencontres d'avoir lieu et laissant plus de place à l'expression des émotions, à la guérison et à la restauration.

24. Les communautés devraient accepter sans réserve les personnes malades, par exemple celles qui souffrent du VIH/sida, du cancer, etc., et apprécier ce qu'elles ont à donner. Il faut mettre en place, encourager et multiplier constamment les efforts en vue de leur offrir un ministère de guérison et une pastorale holistique.

25. La communauté locale devrait accueillir toutes les personnes, membres de l'Eglise ou non, en situation de détresse physique, morale, spirituelle ou matérielle. En tant que chrétiens, nous devrions les accompagner, les écouter et leur offrir des signes d'espoir.

26. Les Eglises sont encouragées à étudier les ministères de guérison - y compris la pratique de l'imposition des mains et de l'onction (Jc 5,14) -, à apprendre à leur faire place et à les intensifier.

27. Les serviteurs de Dieu choisis pour être des instruments de guérison devraient faire preuve d'humilité dans la réussite comme dans l'échec.

28. Nous reconnaissons que Dieu est libre de répondre aux prières de la manière qu'il choisit. Lorsqu'il ne guérit pas comme nous l'avions espéré, il donne la grâce et la faculté de vivre avec la maladie et appelle les croyants à accompagner les malades et à prendre soin d'eux, car dans les relations entre malades et bien-portants s'opère une forme de guérison indescriptible.

Pour d'autres renseignements sur le processus d'étude de la MEU, prière de s'adresser au

Pasteur Wilson Niwagila
Secrétariat de l'évangélisation
Mission évangélique unie
Rudolfstrasse 137
D - 42285 Wuppertal
Allemagne

info (at) vemission.org

www.vemission.org

Download : Preparatory Paper No 5.pdf