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Note sur la légalité des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé

25 novembre 2019

Le 25 novembre 2019

Conseil œcuménique des Églises
COMITÉ EXÉCUTIF
Bossey, Suisse
20-26 novembre 2019
Doc. no 04.6

Note sur la légalité des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé

Le Conseil œcuménique des Églises a affirmé à plusieurs reprises son opposition à l’implantation et à l’expansion de colonies israéliennes en territoire palestinien occupé depuis 1967, d’une part parce que l’implantation de ces colonies constitue une violation flagrante du droit humanitaire international, et d’autre part, parce qu’elle représente un obstacle important à la mise en œuvre d’une solution viable à deux États et à l’avènement d’une paix juste entre Israéliens et Palestiniens. Le Comité exécutif du Conseil œcuménique des Églises, réuni à Bossey (Suisse) du 20 au 26 novembre 2019, réitère cette position avec force.

Le Comité exécutif exprime son profond regret après que les États-Unis ont annoncé, le 18 novembre, qu’ils ne considéraient plus les colonies comme contraires au droit international. Avec cette annonce, le gouvernement des États-Unis revient sur une politique menée depuis longtemps par le pays et est en désaccord avec l’opinion juridique internationale majoritaire et avec la politique adoptée de longue date par la communauté internationale au travers des Nations Unies.

Le Conseil œcuménique des Églises est en désaccord avec cette nouvelle position qu’il estime mal fondée en droit et nuisible à la quête d’une paix juste pour les Palestiniens comme pour les Israéliens. Cette position met gravement en péril les derniers espoirs d’évoluer vers une solution à deux États, la meilleure et la seule voie possible pour parvenir à une paix durable fondée sur un droit égal à l’autodétermination pour les Israéliens et les Palestiniens.

À cet égard, le COE est totalement en accord avec la position exprimée par le pape François et le Saint-Siège, et estime également que cette regrettable décision risque d’ébranler davantage le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens ainsi que la stabilité déjà fragile de la région. Comme le Saint-Siège, nous défendons le droit de l’État d’Israël à vivre dans la paix et la sécurité dans la limite des frontières reconnues par la communauté internationale, et nous reconnaissons et défendons le même droit pour le peuple palestinien.