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Prier et oeuvrer pour une date commune de Pâques : approcher l'impératif de l'unité chrétienne

Le colloque tenu à Alep (Syrie) en mars 1997 sous les auspices du COE et du Conseil des Eglises du Moyen-Orient dans le but de progresser vers l'établissement d'une date commune de Pâques constitue sans nul doute un jalon marquant dans les efforts faits pour aplanir les obstacles existants. Jusqu'où les Eglises sont-elles allées sur la voie proposée à Alep ? En 2001, l'équipe « Information » du COE a invité d'éminents représentants des traditions orthodoxe et catholique romaine, ainsi qu'une personnalité protestante, à résumer brièvement leurs réflexions sur une date commune de Pâques. Son Eminence le métropolite Bishoy de Damiette, de l'Eglise orthodoxe copte, Egypte, expose un point de vue de la tradition orthodoxe orientale non chalcédonienne.

09 avril 2001

Le métropolite Bishoy de Damiette, Eglise orthodoxe copte

A l’aube du troisième millénaire de la naissance de notre Seigneur Jésus Christ, en cette année 2001, toutes les traditions chrétiennes - orthodoxes orientales non chalcédoniennes et orthodoxes chalcédoniennes, catholique romaine et protestantes - célébreront Pâques en même temps.

Comme Jésus Christ est le chemin et la vérité et la vie, il est au centre de l’unité de l’Eglise.

Au 4e siècle, les Eglises priaient et oeuvraient pour une date commune de Pâques. Or, en même temps, des divisions se firent jour en raison de divergences sur la divinité du Seigneur Jésus Christ et sa consubstantialité avec le Père. C’est à ce moment crucial, lors du premier Concile oecuménique, que fut formulé le symbole de Nicée-Constantinople qui confesse que Jésus Christ est homo-ousion avec le Père, c’est-à-dire de même essence que lui, consubstantiel et co-éternel avec lui. Et c’est à ce même Concile de Nicée que furent définis à la fois un symbole chrétien commun et une date commune de Pâques. L’Eglise d’Alexandrie fut chargée de déterminer chaque année la date commune de Pâques sur des bases convenues, et d’en informer toutes les Eglises à travers le monde.

D’un point de vue tant historique que théologique, nous pouvons affirmer que la personne de la Parole de Dieu incarnée est la cause de l'unité de l'Eglise. Le Seigneur ressuscité est toujours source d’inspiration et de renouveau dans nos vies.

Lorsqu’approcha le temps de sa passion, notre Seigneur dit à Ses disciples : « Voici que l’heure vient, et maintenant elle est là, où vous serez dispersés, chacun allant de son côté, et vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, le Père est avec moi. » (Jean 16, 32). « C’est ainsi que vous êtes maintenant dans l’affliction ; mais je vous verrai à nouveau, votre coeur alors se réjouira, et cette joie, nul ne vous la ravira. » (Jean 16, 22)

Les disciples dispersés furent à nouveau réunis autour du Seigneur ressuscité le jour de Pâques lorsqu’il leur apparut comme il était : « Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Juifs, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d’eux et il leur dit : ‘La paix soit avec vous.’ Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. » (Jean 20, 19-20)

A l’évidence, la résurrection du Seigneur opéra un changement radical dans la vie de ses disciples. Le Seigneur ressuscité est la source du pouvoir, de la joie, de la paix et de l’unité de l’Eglise. La seule chose dont nous ayons besoin, c’est d’être unis à lui dans la sainte vie de la victoire sur le péché.

Tout ce dont nous avons besoin, c’est de nous oublier nous-mêmes et de voir le Seigneur ressuscité qui brille de sa gloire divine et illumine nos pensées et nos coeurs.

Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’accepter son amour divin afin de nous aimer les uns les autres et d’être unis à lui.

C’est la vie de sanctification qui nous réunira pour que nous puissions nous réjouir et confesser ensemble la foi une, sainte et apostolique.

Le colloque tenu à Alep (Syrie) en mars 1997 sous les auspices du COE et du Conseil des Eglises du Moyen-Orient dans le but de progresser vers l'établissement d'une date commune de Pâques constitue sans nul doute un jalon marquant dans les efforts faits pour aplanir les obstacles existants. Jusqu'où les Eglises sont-elles allées sur la voie proposée à Alep ? En 2001, l'équipe « Information » du COE a invité d'éminents représentants des traditions orthodoxe et catholique romaine, ainsi qu'une personnalité protestante, à résumer brièvement leurs réflexions sur une date commune de Pâques. Son Eminence le métropolite Bishoy de Damiette, de l'Eglise orthodoxe copte, Egypte, expose un point de vue de la tradition orthodoxe orientale non chalcédonienne.