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Invitation au pèlerinage de justice et de paix

La 10e Assemblée du COE a invité les chrétiennes et chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté à participer à un pèlerinage de justice et de paix. Le Comité central appelle tout le monde à mettre les dons reçus de Dieu au service d’actions transformatrices, ensemble.

08 juillet 2014

Nous désirons avancer ensemble. Interpellés par ce que nous avons vécu à Busan, nous exhortons toutes les personnes de bonne volonté à mettre les dons qu’elles ont reçus de Dieu au service d’actions transformatrices. Cette Assemblée vous appelle à nous rejoindre en pèlerinage. Puissent les Églises être des communautés de guérison et de compassion, et puissions-nous semer la Bonne Nouvelle pour que la justice croisse et que la paix profonde de Dieu repose sur le monde.” – Message de la 10e Assemblée

I.        L’invitation à avancer ensemble

L’Assemblée de Busan (2013) du Conseil œcuménique des Églises (COE) a invité les chrétiennes et chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté à participer à un pèlerinage de justice et de paix. Interpellés par ce que nous avons vécu à Busan, nous appelons tout le monde – jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, personnes aux capacités différentes, fidèles de religions différentes – à mettre les dons qu’elles ont reçus de Dieu au service d’actions transformatrices, ensemble. Nous appelons en premier lieu les Églises membres et les partenaires œcuméniques à marcher ensemble pour une cause commune, renouvelant la vocation de l’Église – notre vocation – en nous mettant, ensemble, au service de ces questions extrêmement importantes que sont la justice et la paix, pour guérir un monde accablé par des conflits, des injustices et des souffrances.

En participant au don de l’unité que nous tenons de Dieu et à la mission de justice et de paix de Dieu (missio Dei), nous souhaitons satisfaire la volonté de Dieu pour ce monde en devenant des communautés de justice et de paix et en célébrant l’esprit de ces communautés.

II.         Croître en communauté fraternelle: un pèlerinage de justice et de paix

La Déclaration sur l’unité de la 10e Assemblée souligne: «L’unité de l’Église, l’unité de la communauté humaine et l’unité de la création tout entière sont indissociables. Christ, qui nous fait un, nous appelle à vivre dans la justice et la paix et nous incite à œuvrer ensemble pour la justice et la paix dans le monde de Dieu.»

Le message de la Première Assemblée du COE à Amsterdam, en 1948, exprimait la volonté des Églises de «demeurer ensemble». Les Assemblées ultérieures ont réaffirmé cette volonté. Demeurant ensemble, les Églises travaillaient ensemble sur des déclarations théologiques et œuvraient ensemble dans les champs de la mission et du service, espérant ainsi croître ensemble vers l’objectif de l’unité visible.

Déclarant «Nous voulons avancer ensemble» et invitant toutes les personnes de bonne volonté à «s’associer dans un pèlerinage», les délégués et déléguées à l’Assemblée de Busan ont énoncé une nouvelle manière de réagir aux enjeux contextuels que notre temps adresse au témoignage et à l’essence même des Églises, de réagir aux aspirations des gens et de la création à la justice et à la paix, et de réagir aux sentiments de beaucoup de jeunes avides de voir des signes d’espérance.

La 10e Assemblée nous a permis de constater que nous sommes déjà en route ensemble. Nos efforts en faveur de l’unité dans notre foi chrétienne sont des réponses au don de vie que nous tenons de Dieu et à l’appel de Dieu de croître en communauté fraternelle. Cette communauté nous est donnée par les moyens de la foi et du baptême de l’Église; c’est un don spirituel. L’unité dans la foi est aussi réellement humaine; elle exprime le fait d’être créé et béni. Elle se manifeste sous la forme d’une unité fondée sur les valeurs de koinonia, qui établissent et assurent des relations justes: la justice et la paix.

Passer ainsi d’une conception statique à une conception plus dynamique de l’unité peut soulever de sérieux problèmes. Différentes traditions et cultures théologiques comprennent et pratiquent le «pèlerinage» de façons différentes. L’Assemblée de Busan a donné un début de réponse à ces questions en choisissant de parler d’un «pèlerinage de justice et de paix», et non pas «pour la justice et pour la paix», ni «vers la justice et vers la paix». Elle a choisi ce terme de «pèlerinage» pour faire comprendre qu’il s’agit d’un cheminement qui a un profond sens spirituel ainsi que des connotations et implications théologiques profondes. Du fait qu’il s’agit d’un «pèlerinage de justice et de paix», ce n’est pas un voyage vers un lieu géographique concret non plus qu’une simple forme d’activisme. C’est un cheminement transformateur auquel Dieu nous appelle, anticipant le dessein ultime pour le monde que le Dieu Trine entend réaliser. Le mouvement d’amour, qui est un aspect essentiel du Dieu Trine, se manifeste dans la promesse de la justice et de la paix. Ce sont des signes du règne à venir de Dieu, qui est déjà visible ici et maintenant, là où la réconciliation et la guérison sont discernables.

Les chrétiennes et les chrétiens sont appelés à participer à ces signes du Royaume de Dieu et à les défendre pour répondre à la volonté et à la promesse de Dieu. Dans ce sens, le pèlerinage de justice et de paix s’enracine dans la mission même de Dieu pour le monde et dans l’exemple de Jésus. Suivre Jésus, c’est le rencontrer partout où des êtres humains sont victimes de l’injustice, de la violence et de la guerre. Faire l’expérience de la présence de Dieu auprès des plus vulnérables, des blessés et des marginalisés invite à la transformation; c’est vivifiés par l’Esprit Saint que les chrétiennes et les chrétiens découvrent leur force et leur énergie les plus profondes pour la transformation d’un monde injuste, s’associant à d’autres communautés d’inspiration religieuse et avec toutes les personnes de bonne volonté comme compagnons de route.

La quête de l’unité chrétienne «afin que le monde croie» et puisse intégrer l’unité du cosmos tout entier – ce qui est l’objectif ultime de l’attente eschatologique du Royaume de Dieu – demeure la raison principale du cheminement commun de notre mouvement œcuménique. Marchant côte à côte, nous invitons les autres à nous accompagner pour la guérison et la réconciliation de ce monde déchiré par les conflits.

 

III.        Les contextes mondial et local de ce pèlerinage

Ce pèlerinage se déroule dans un monde qui a grand besoin de l’engagement des chrétiennes et des chrétiens ainsi que de toutes les personnes de bonne volonté. Que ce soit dans les domaines de l’écologie, de l’économie, de la paix ou de la dignité humaine, les chrétiennes et les chrétiens sont témoins, aux niveaux mondial et local, d’attaques contre les valeurs évangéliques de justice et de paix.

Paradoxalement, alors que de remarquables découvertes ouvrent de nouveaux horizons à la science, à la médecine, à l’alphabétisation et au commerce international, notre planète est au bord de la catastrophe et la vie elle-même est menacée. Les difficultés dans lesquelles se débat l’économie mondiale privent de leur travail des millions de gens et exacerbent l’inégalité et la pauvreté tant au Nord qu’au Sud. Les Églises du monde entier s’efforcent d’en atténuer les conséquences. En Afrique et sur d’autres continents, les gens constatent que leurs riches réserves naturelles sont exportées pendant qu’eux-mêmes s’enlisent dans la pauvreté. Des phénomènes météorologiques violents et la hausse du niveau des mers ravagent des communautés entières, depuis le Pacifique Sud jusqu’en Europe et en Amérique du Nord. Outre les bouleversements géopolitiques, la violence et la guerre, si fréquentes dans les pays et entre nations, bouleversent la vie quotidienne de familles au Moyen-Orient – en particulier en Syrie et en Irak –, en Afrique et en Asie, poussant des millions de gens à fuir, qui deviennent des réfugiés ou qui émigrent vers des lieux plus prometteurs. Les migrations forcées exposent les personnes les plus vulnérables à être victimes du trafic des êtres humains. En fait, la violence et les mauvais traitements semblent affecter de façon disproportionnée les femmes et les filles, dont les dons sont sous-évalués, dont les corps sont souvent violés et qui se voient même souvent refuser toute instruction. À cela il faut ajouter le potentiel létal des armes nucléaires qui semble menacer le monde lui-même dans un jeu à haut risque.

Confrontées à ces réalités mondiales, les Églises voient leur propre situation se transformer radicalement. Plus que jamais, les chrétiennes et les chrétiens sont, au quotidien, en contact avec des personnes appartenant à d’autres religions, parfois même jusque dans leur famille. En quête de nouvelles manières d’être d’authentiques disciples, les chrétiennes et les chrétiens manifestent, un peu partout, un nouvel intérêt pour la spiritualité et les traditions spirituelles. Dans les pays du Sud, on peut voir des Églises connaître une croissance extraordinaire alors que, en Europe et en Amérique du Nord, l’afflux de nouveaux membres aux racines culturelles très différentes peut donner une vie nouvelle à des Églises aux paroisses déclinantes et vieillissantes. Si les femmes occupent de plus en plus souvent des postes de responsabilité, les inégalités entre hommes et femmes demeurent dans les Églises. Malgré l’augmentation de leur nombre et l’importance de leur rôle dans de nombreuses sociétés, la participation des jeunes reste souvent insuffisante ou symbolique. On constate par ailleurs que les frontières entre confessions ont souvent tendance à s’atténuer et que des Églises s’essaient à de nouvelles manières de pratiquer la prédication et la prière, d’exprimer notre témoignage ensemble en tant qu’Église et de trouver de nouveaux responsables possédant la culture et le discernement pour guider le peuple de Dieu en ces temps nouveaux.

Le mouvement œcuménique a lui aussi évolué pour s’adapter à cette nouvelle ère de diversité et de remise en cause. Ce mouvement est très conscient de la dimension spirituelle de la quête de l’unité. Il a entrepris de redéfinir la mission et le service. Il affirme – en même temps qu’il l’utilise – la profonde diversité des communautés chrétiennes, même lorsqu’il s’engage dans le dialogue et la collaboration avec d’autres traditions religieuses. Et, surtout, il cherche à nourrir la communauté fraternelle, à coordonner les campagnes de défense de causes et à encourager la solidarité des Églises et des chrétiennes et chrétiens partout dans le monde.

Pour avancer ensemble, les Églises, les partenaires œcuméniques et d’autres peuvent exploiter les conclusions des conversations œcuméniques qui ont eu lieu à l’Assemblée ainsi que d’importants documents de référence tels que:

L’Église – Vers une vision commune,

Ensemble vers la vie,

L’Économie de la vie,

L’Appel œcuménique à la paix juste.

Leurs impulsions ont trouvé leur conclusion naturelle à la fois dans la Déclaration sur lunité de l’Assemblée et l’Appel à s’associer au pèlerinage de justice et de paix qu’on trouve dans le message de l’Assemblée.

 

IV.        Participer au pèlerinage

Les pèlerins en chemin avancent peu chargés et apprennent que seuls comptent l’essentiel et le nécessaire. Ils sont disposés à être surpris et prêts à être transformés par des rencontres et des remises en cause à mesure qu’ils avancent. Nous accueillons favorablement toutes les personnes qui ont le cœur et l’esprit ouvert et qui sont disposées à être nos com-pa-gnons («ceux avec qui nous partageons notre pain») de route. Le pèlerinage est la promesse d’un cheminement transformateur nous permettant de nous redécouvrir dans de nouvelles relations de justice et de paix.

Dans quelles situations voyons-nous Dieu appeler à la justice et à la paix et à l’unité des Églises et de toute l’humanité, et œuvrer à cette fin? La participation au pèlerinage de justice et de paix implique notamment que les individus, les paroisses et les communautés aux niveaux local, régional, national et international réexaminent les besoins les plus grands qui se posent dans leurs contextes respectifs, qu’ils mènent une réflexion sur ces besoins à la lumière des valeurs de l’Évangile et qu’ils soient inspirés à agir de concert avec d’autres.

Le pèlerinage peut comprendre au moins trois volets différents, qui ne s’articulent pas de façon linéaire mais plutôt de façon dynamique et interdépendante:

•           Célébrer les dons (via positiva)

Nous ne cheminons pas les mains vides et nous ne sommes pas seuls en chemin. La «bénédiction originelle» d’avoir été créés à l’image de Dieu et ensemble, en tant que communauté, fait que nous sommes un élément unique du grand tissu de la vie, ce qui nous ravit. Ensemble, nous célébrons le grand don de la vie fait par Dieu, la beauté de la création et l’unité d’une diversité réconciliée. Nous sentons que cette grâce, celle de la participation au mouvement d’amour, de justice et de paix de Dieu, nous donne des pouvoirs. – Nous recevons dans la prière.

•           Visiter les blessures (via negativa)

Ce pèlerinage nous amènera là où d’affreuses violences et injustices ont été commises. Nous avons pour souhait de rechercher la présence incarnée de Dieu au cœur de la souffrance, de l’exclusion et de la discrimination. La véritable rencontre avec les expériences réelles, dans leur contexte, d’une création brisée et de comportements peccamineux les uns à l’encontre des autres pourrait nous éclairer une nouvelle fois sur l’essence de la vie même. Elle pourrait nous conduire à la repentance et – dans un mouvement de purification – nous libérer de l’obsession du pouvoir, de la possession, de l’ego et de la violence afin que nous puissions être toujours davantage comme le Christ. – Nous écoutons dans la prière.

•           Transformer les injustices (via transformativa)

Après notre propre transformation, le pèlerinage pourrait nous conduire à prendre des mesures concrètes de transformation. Nous pourrions grandir dans notre courage de vivre dans une véritable compassion les uns envers les autres et envers la nature. Il faudra pour cela la force de résister au mal – l’injustice et la violence – même quand une Église est en situation de minorité. La justice économique et écologique et la guérison des blessés et des personnes qui s’emploient à une réconciliation pacifique est notre appel, quel que soit le contexte. La crédibilité de nos actions peut se développer à partir de la qualité de la communauté dont nous faisons partie, une communauté de justice et de paix. – Nous sommes transformés par la prière et agissons dans la prière.

Nous croyons que le Notre Père nous aidera, nous guidera et nous conduira au cours de notre cheminement commun.

 

V.        Le rôle du COE dans le pèlerinage de justice et de paix

En se concentrant sur la communauté fraternelle d’Églises et sur son rôle d’organisateur, de coordinateur, de facilitateur et d’animateur, le COE s’engage à «préparer la table» pour les Églises ainsi que pour d’autres organisations et communautés – notamment les communions chrétiennes mondiales, les partenaires spécialisés, les organisations interreligieuses et les mouvements sociaux – pour leur permettre de se communiquer la spiritualité et la pratique qu’elles auront élaborées au cours de leur quête de transformation pour la justice, la paix et la durabilité.

Non content d’encourager et de faciliter l’implication des Églises membres et des partenaires œcuméniques dans ce pèlerinage, le COE doit lui-même y participer. Le pèlerinage de justice et de paix est au centre et au cœur de la planification stratégique du COE et des Églises et partenaires pour renouveler et renforcer notre unité dans la diversité, notre participation à la mission de Dieu, notre formation œcuménique ainsi que notre témoignage public de la paix juste.

Les objectifs globaux du COE pour la période à venir reflètent les aspects fondamentaux d’un pèlerinage de justice et de paix, qui sont les suivants:

  • Renforcer la communauté fraternelle: lorsqu’elles marchent ensemble et collaborent entre elles dans ce pèlerinage, les Églises membres et les partenaires œcuméniques vivent le don de l’unité.
  • Témoigner ensemble: lorsqu’elles avancent de concert, les Églises et les partenaires œcuméniques sont en mesure de faire campagne ensemble pour la justice et la paix.
  • Encourager la spiritualité, la réflexion et la formation œcuménique: lorsqu’elle témoigne collectivement, la communauté fraternelle se trouve renforcée du fait que ses membres pratiquent ensemble la spiritualité.
  • Instaurer la confiance et l’entente: lorsque les Églises et les partenaires œcuméniques œuvrent ensemble pour la justice et la paix, il est nécessaire qu’elles s’associent avec toutes les «personnes de bonne volonté».
  • Communiquer de façon inspirante et innovante: lorsque, ensemble, les Églises et les partenaires œcuméniques cheminent, témoignent, apprennent et s’associent, il faut une communication inspirante et innovante pour en assurer l’efficacité visible.

Ces objectifs globaux de la participation du Conseil au pèlerinage de justice et de paix s’expriment au travers de ses activités de programme. Axé sur un programme de sept ans, le pèlerinage de justice et de paix associera des initiatives communautaires et le plaidoyer pour la paix juste aux niveaux national et international, en mettant l’accent sur:

  • les économies qui affirment la vie
  • les changements climatiques
  • la consolidation non violente de la paix et la réconciliation
  • la dignité humaine

tout en poursuivant une analyse, une étude et une réflexion permanentes sur le sens, pour les Églises, de leur participation à un pèlerinage de justice et de paix dans le monde d’aujourd’hui.

Il convient de donner une place centrale, dans ce pèlerinage, à un processus de réflexion théologique sur le pèlerinage lui-même ainsi qu’aux travaux effectués par la Commission de Foi et constitution, la Commission de Mission et d’évangélisation, la Commission des Églises pour les affaires internationales et toutes les activités de programme du COE. La participation à ce pèlerinage établit un lien entre unité, mission et service des Églises et des partenaires œcuméniques et suscite une interaction dynamique entre ces trois volets.

Pour assurer un processus transparent et fondé sur la participation, le COE:

  • Coopère étroitement avec les Églises et les partenaires œcuméniques pour développer l’action et la réflexion dans le cadre de ce pèlerinage et pour encourager le partage des contributions et des ressources;
  • Facilite les réflexions sur le pèlerinage et les mesures à prendre régulièrement dans toutes les commissions et tous les organes consultatifs;
  • Établit un groupe de référence composé de spécialistes des différents aspects du pèlerinage, et de personnes représentant les organes directeurs et consultatifs appropriés ainsi que les partenaires œcuméniques. Ce groupe de référence sera un instrument modulable dont la composition évoluera lorsque seront modifiées les orientations et les priorités.
  • Lors de chaque réunion du Comité central, le Comité du programme consacrera un temps important à l’examen des activités entreprises dans le cadre de ce pèlerinage et à la discussion des problèmes urgents qui se poseront dans ce cadre.

 

VI.        Les Églises dans le pèlerinage de justice et de paix

Ce sont les Églises – ensemble et avec leurs partenaires œcuméniques – qui, dans leurs contextes respectifs et en coopération au niveau international, seront les principaux acteurs de ce pèlerinage. Pourtant, ce pèlerinage est autant une invitation qu’une chance offerte aux individus, aux paroisses et aux communautés de participer au mouvement de justice et de paix.

Ce processus de transformation se manifestera par l’expérience, le partage, l’écoute, la prière, la pénitence, le témoignage, la sensibilisation, la réflexion et l’action.

Les questions suivantes pourront vous aider à vous préparer pour le pèlerinage dans votre propre famille, votre église ou votre communauté, ensemble, en communauté œcuménique:

-          Quelle est la promesse d’un pèlerinage d’un point de vue biblique?

-          Quelle idée vous faites-vous du pèlerinage de justice et de paix dans votre contexte?

-          Quelle est la promesse d’un pèlerinage?

-          Quelles sont les personnes avec qui vous voulez faire ce chemin?

-          Quelles expériences avez-vous du don de la vie, du don de la création? Comment les célébrez-vous?

-          Quelles sont les blessures dans votre contexte?

-          Comment pensez-vous visiter les blessures d’autrui et de l’environnement naturel?

-          Quel genre de transformation se manifeste en vous?

-          Sur quoi mettrez-vous l’accent?

-          Quelles sont les possibilités réalistes de transformer l’injustice et la violence?

-          Quelles mesures proposées êtes-vous disposés à prendre dans votre contexte?

 

En fin de compte, Dieu nous invite à participer à ce cheminement avec joie, humilité, courage et détermination, en priant:

Nous sommes une communauté fraternelle en chemin, une communauté de pèlerins. Nous cheminons ensemble vers la vie dans toute sa plénitude. Nous prions Dieu qu’il nous inspire et qu’il nous guide afin que notre pèlerinage soit pour nous une source d’ouverture mutuelle au travers d’une interaction dynamique et créatrice pour la justice. Dieu de la vie, amène-nous à être des instruments de ta justice et de ta paix!


 

APPROUVÉ

Download : GEN05rev_FR_Invitation_au_pelerinage.pdf