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Intégration des organes consultatifs

06 septembre 2006

Mandat 

Tenant compte de l'esprit de l'Assemblée, le Comité exécutif, lors de sa réunion de mai 2006 à Genève, a autorisé le secrétaire général :  

  • « à formuler une proposition en vue de l'intégration de la Commission « justice, paix et création » (CJPC) et de la Commission « diaconie et développement » (CDD) et de faire rapport à ce sujet au Comité exécutif lors de sa prochaine réunion ;

  • à examiner la possibilité d'intégrer la Commission « éducation et formation oecuménique » et le Comité de direction de l'Institut oecuménique de Bossey, et de faire rapport à ce sujet au Comité exécutif lors de sa prochaine réunion ;

  • à examiner la possibilité d'intégrer le Groupe mixte consultatif COE/pentecôtistes et la Commission de mission et d'évangélisation et de faire rapport à ce sujet au Comité exécutif lors de sa prochaine réunion ;

  • à formuler une proposition concernant la création d'un organe consultatif qualifié pour accompagner les activités du dialogue entre les religions ». 

Cadre juridique 

L'article V.4 de la Constitution stipule : « L'Assemblée ou le Comité central peuvent adopter ou amender des statuts facilitant la bonne marche des comités, comités directeurs, groupes de travail et commissions, pour autant qu'ils ne soient pas incompatibles avec la présente Constitution. » Cet article autorise l'Assemblée ou le Comité central à amender les règlements de n'importe quelle commission. La seule condition est que l'amendement soit conforme aux dispositions de la Constitution. 

Les règlements des organes consultatifs stipulent que ceux-ci peuvent être amendés « par le Comité central, d'entente avec la Commission ou sur sa recommandation » (cf. 50e session du Comité central, Genève, août-septembre 1999) 

Le Comité central, réuni immédiatement après l'Assemblée, a approuvé la désignation de membres des Groupes restreints de la CME, de la Commission des Eglises pour les affaires internationales (CEAI) et du Comité de direction de Bossey (cf. Central Committee, Minutes of the Fifty-fifth Meeting, Porto Alegre, février 2006). 

La raison pour laquelle le Comité central a nommé ces groupes restreints était de leur permettre de s'atteler aux tâches urgentes et immédiates des Commissions et du Comité de direction durant la période s'écoulant entre la 9e Assemblée du COE, en février 2006, et la première session ordinaire du nouveau Comité central, en août-septembre 2006. 

En conséquence, les Groupes restreints de la CEAI et du Comité de direction de Bossey ont approuvé la proposition de décision que devrait prendre le Comité central. De même, les présidents sortants des Commissions « diaconie et développement » et « justice, paix et création », ainsi que du Groupe de référence sur les Relations interreligieuses (IRR) ont également eu l'occasion de communiquer leurs idées et de donner leur avis. 

Propositions 

1. Commission des Eglises pour les affaires internationales (CEAI), Commission des Eglises pour la diaconie et le développement (CEDD), Commission des Eglises pour la justice, la paix et la sauvegarde de la création (CJPC), Groupe de référence pour le dialogue et les relations interreligieuses (GRDR) 

Par le passé, des tentatives ont été faites pour intégrer les activités de la CEAI, de la CDD, et de la CJPC au cours des trois dernières réunions de ces commission qui ont eu lieu en parallèle ; des séances conjointes ont été organisées. Il s'agissait d'apporter plus de cohésion et une meilleure coordination dans les trois champs que couvrent leurs programmes, de faire le lien entre le témoignage public et les actions des Eglises et de mouvements sociaux dans les domaines de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création, et d'apporter une aide humanitaire et des secours à des gens vivant dans des zones de conflit, tout en menant des actions en faveur des victimes de catastrophes naturelles. Dernièrement, certains partenaires oecuméniques, notamment les partenaires spécialisés, ont suggéré que la démarcation historique en trois commissions ne correspondait pas à la nécessité actuelle d'adopter un angle d'approche mieux intégré et plus interactif. Cela est d'autant plus vrai aujourd'hui, étant donné l'influence et l'importance croissantes de la religion dans la vie civile et politique. D'où le besoin d'examiner la possibilité d'intégrer les quatre organes en une structure consultative plus cohérente, plus unie et mieux coordonnée.  

Le Groupe restreint de la CEAI s'est réuni à Genève en juin 2006 et, après avoir entendu l'avis des responsables sortants des autres organes consultatifs, il a formulé les propositions suivantes : 

  1. le regroupement des quatre organes consultatifs (CEAI, Justice, Paix et Création, Diaconie et développement, Dialogue interreligieux) renforcerait le témoignage interactif, intégré et cohérent, ainsi que le travail consultatif, et pourrait tirer parti des capacités de chacune de ces commissions ;

  2. la nouvelle CEAI, grâce à une composition plus représentative et à l'extension de son programme :
    a)
    fournira des conseils dans le domaine de la politique publique et du plaidoyer ; on entend par politique publique le témoignage du Conseil vis à vis du monde à propos de questions importantes dans l'actualité. Ces témoignages peuvent prendre notamment les formes suivantes : déclarations publiques émanant d'instances dirigeantes du COE ; lettres et déclarations du secrétaire général du COE ; déclarations et conclusions présentées à des organisations intergouvernementales.
    b)
    fournira des avis à propos des orientations de programmes, y compris l'analyse de questions systémiques qui sous-tendent l'injustice et la transformation sociale. La responsabilité des programmes incombe au Comité du programme, mais la relation étroite entre programme et politique suggère qu'il pourrait être utile de fournir des conseils à propos de certaines questions programmatiques de la CEAI.  Les secteurs principaux présentant un intérêt programmatique pour la Commission sont ceux qui se situent dans les secteurs de programme du COE touchant au témoignage public, à la justice, à la diaconie, ainsi qu'à la coopération et au dialogue interreligieux.
    c)
    traitera de questions particulières relatives au programme et à la politique de la CEAI. Plutôt que d'instituer des sous-groupes permanents, on cherchera à imaginer des moyens souples et originaux de faire participer des représentants des membres du COE au sens large, y compris des réseaux émanant à la fois des Eglises et des mouvements communautaires. On pourrait en outre envisager de recourir à des conseillers pour la Commission.

  1. La coordination de ce travail sur les questions d'actualité revient au directeur de la Commission qui travaillera en collaboration et d'entente avec ses collègues de la Commission et du personnel.

  2. En complément aux recommandations, les statuts seront modifiés de manière à inclure comme objectif la promotion d'un rôle pacifique et réconciliateur de la religion dans les conflits. La Commission nouvellement nommée devra assez rapidement réviser ses statuts pour qu'ils comprennent des questions abordées par les quatre organismes consultatifs précédents, comme par exemple, la sauvegarde de la création.

  3. Enfin, compte tenu de l'ordre du jour élargi, le nombre des membres de la Commission restera de 30, au lieu des 20 recommandés par la CEAI en 2005. (Pour le texte intégral de la proposition, cf. Annexe 1) 

La commission nouvellement nommée devrait aussi réviser son règlement, pour s'assurer qu'il mentionne l'encouragement du dialogue interreligieux comme élément fondamental de l'édification de la communauté, du partage de la foi et de la compréhension mutuelle. 

Décisions attendues 

 

Le Comité central

a) confirme la proposition de regrouper les quatre organes consultatifs - Commission des Eglises pour les affaires internationales (CEAI), la Commission des Eglises pour la diaconie et le développement (CEDD), la Commission des Eglises pour la justice, la paix et la sauvegarde de la création (CJPC) et le Groupe de référence pour le dialogue et les relations interreligieuses (GRDR) - pour renforcer un témoignage interactif, intégré et cohérent ; les activités consultatives s'appuieront sur les points forts de chacune de ces commissions ;

b) donne l'autorisation de porter à 35 le nombre des membres de la nouvelle commission, afin de faire place à tous les domaines de préoccupation des divers domaines d'activités ;

c) élit le président et nomme les membres de la nouvelle commission, en assurant à celle-ci un caractère plus représentatif ;

d) charge la nouvelle commission, qui portera le nom de « Commission des Eglises pour les affaires internationales (CEAI) » de réviser et/ou amender son règlement à la lumière des propositions faites par les commissions sortantes, et de les présenter au Comité central lors de sa prochaine réunion.  

2. Commission de la formation oecuménique et Comité de direction de Bossey 

Le Comité de direction de Bossey s'est réuni en juin 2006 et, à l'invitation du secrétaire général, a donné son avis sur la possibilité d'une intégration avec la Commission « éducation et formation oecuménique :  

a) Le groupe restreint sur Bossey se félicite de la proposition d'intégrer le travail sur la formation oecuménique au sein du COE. Il est ouvert à la suggestion de réunir les dimensions initiation oecuménique, formation des laïcs et éducation théologique oecuménique etc. dans la structure de programme du COE et dans le travail de l'Institut oecuménique. Il espère que tous les aspects du travail relatifs aux programmes actuels sur la formation oecuménique et ceux de l'Institut pourront être intégrés et dotés du personnel nécessaire, de manière à ce que la formation oecuménique puisse recevoir l'importance et la visibilité souhaitées par la 9e Assemblée. Nous reconnaissons que la réunion de tous les programmes relatifs à la formation oecuménique représente une occasion nouvelle d'approfondir la signification de la formation oecuménique aujourd'hui et de repenser les instruments, les méthodes et les effectifs nécessaires à cette fin.

b) Le groupe restreint recommande la constitution d'un organe consultatif (dont le titre reste à déterminer) chargé d'orienter et de superviser l'ensemble du travail sur la Formation oecuménique. Par souci d'efficacité et en raison des ressources financières disponibles, le groupe restreint recommande que le nombre des membres de ce futur « groupe consultatif » soit limité à 15, qu'il soit composé de personnes compétentes dans tous les aspects des programmes actuels du COE relatifs à la formation oecuménique et à l'Institut oecuménique. Nous recommandons également que les statuts du Comité de direction de Bossey et des autres groupes de travail / commissions de programmes qui font l'objet d'une intégration soient suspendus jusqu'à la rédaction de nouveaux statuts et à leur présentation à la troisième réunion du Comité central pour approbation. (Pour le texte intégral de la proposition, cf. Annexe 2) 

Dans la proposition du Comité de direction de Bossey, on fait observer que le Comité central n'a pas nommé de Groupe restreint pour la Commission « éducation et formation oecuménique » à Porto Alegre, et que, par conséquent, cette Commission attend encore d'être élue par le Comité central et de recevoir de lui son mandat. C'est pourquoi, conformément à la recommandation du Comité exécutif, et soucieux de voir le processus avancer, le Comité de direction de Bossey demande au Comité central de suspendre son existence et son règlement afin d'examiner la possibilité de créer un nouvel organisme conjoint chargé de diriger et de superviser toutes les activités du Conseil dans le domaine de la formation oecuménique. 

Cette tâche pourrait être confiée à une nouvelle Commission « éducation et formation oecuménique » qui serait élue par le Comité central (septembre 2006), avec l'espoir que cette commission, intégrant le mandat et les tâches du Comité de direction de Bossey, soumettra son nouveau règlement à la prochaine réunion du Comité central (février 2008). 

Décisions attendues   

Le Comité central 

a) confirme la proposition d'intégrer toutes les activités relatives à la formation oecuménique au sein du COE ;

b) élit le bureau et nomme les membres de la Commission « éducation et formation oecuménique », de manière à lui donner un caractère plus représentatif ;

c) charge la commission « éducation et formation oecuménique » nouvellement nommée de réviser et/ou amender son règlement et de le soumettre au Comité central lors de sa prochaine réunion.

3. CME et Groupe mixte consultatif COE/pentecôtistes 

Trois scénarios ont été examinés en vue de l'intégration des deux organismes :

a) intégration totale du Groupe consultatif mixte et de la CME ;

b) e Groupe mixte consultatif devient un sous-comité de la CME ;

c) une manière plus globale de considérer le Groupe mixte consultatif, en assurant des liens clairs (concernant les personnes et les sujets de préoccupation dans le cadre des programmes) avec les quatre commissions : Foi et constitution, CME, Education et formation oecuménique et, on l'espère, la quatrième commission en voie de formation. 

Les deux premières options, bien que correspondant à un souci formulé par le Comité exécutif, pourraient conduire à des discussions juridiques difficiles qui prendraient beaucoup de temps et modifieraient la décision de l'Assemblée. Le règlement de la CME est très complexe, reflétant la vaste palette oecuménique de ses membres. En effet, « toute proposition d'amendement doit être communiquée aux organismes affiliés à la Conférence, au moins six mois avant qu'elle ne soit examinée par la Commission (…) la Commission peut recommander une proposition d'amendement au Comité central, à moins qu'un tiers des organes affiliés à la Conférence n'aient indiqué par écrit, avant la réunion de la Commission, qu'ils s'opposent à cet amendement. » (Central Committee Minutes, Fiftieth Meeting, Genève, août-septembre 1999, p. 154). 

Si l'on prend ce facteur en considération, ainsi que d'autres éléments de la dynamique oecuménique, la troisième option semble être celle qui renferme le plus de potentiel pour une interaction et une intégration des programmes. Assurément, il importe que le Groupe mixte consultatif soit en situation stratégique, où il puisse influencer et recevoir des idées de nombreux programmes du COE et à son tour donner de la visibilité à la présence et à la participation pentecôtistes à la vie du COE. 

Décisions attendues :  

Le Comité central 

a) confirme la proposition selon laquelle le Groupe mixte consultatif assurera des liens clairs avec les quatre Commissions du COE ;

b) nomme les membres du Groupe représentant le COE, en prenant en compte les relations avec les Commissions mentionnées ci-dessus et les engagements envers leurs objectifs;

c) charge les membres nouvellement nommés du Groupe mixte consultatif représentant le COE de mettre en oeuvre un nouveau style de travail coordonné et interactif.

ANNEXE 1

(Projet proposé par le groupe restreint de la CEAI, des membres d'autres commissions et le personnel) 

Fonctions consultatives en vue d'avis intégrés pour le COE

Affirmant : 

  1. avec le secrétaire général que l'intégrité du rôle consultatif pour le témoignage et la politique publiques doit être conservée et développée au sein du Conseil ;

  2. l'importance d'intégrer les secteurs du travail du COE qui sont liés entre eux ; 

et reconnaissant que : 

  1. les instances dirigeantes et le personnel du COE comptent sur les avis émanant des membres pour ce qui est à la fois de la politique et des programmes ; 

Une réunion des 22 et 23 juillet rassemblant le groupe restreint de la CEAI, des membres d'autres commissions et du personnel, a convenu que : 

  1. le regroupement des quatre organes consultatifs (CEAI, Justice, Paix et Création, Diaconie et développement, Dialogue interreligieux) renforcerait le témoignage interactif, intégré et cohérent, ainsi que le travail consultatif, et pourrait tirer parti des capacités de chacune de ces commissions ; 

  1. la nouvelle CEAI, grâce à une composition plus représentative et à l'extension de son programme :
    a) fournira des conseils dans le domaine de la politique publique et du plaidoyer ; 

    On entend par politique publique le témoignage du Conseil vis à vis du monde à propos de questions importantes dans l'actualité. Ces témoignages peuvent prendre notamment les formes suivantes : déclarations publiques émanant d'instances dirigeantes du COE ; lettres et déclarations du secrétaire général du COE ; déclarations et conclusions présentées à des organisations intergouvernementales.

    b) fournira des avis à propos des orientations de programmes, y compris l'analyse de questions systémiques qui sous-tendent l'injustice et la transformation sociale. 

    La responsabilité des programmes incombe au Comité du programme, mais la relation étroite entre programme et politique suggère qu'il pourrait être utile de fournir des conseils à propos de certaines questions programmatiques de la CEAI.  

    Les secteurs principaux présentant un intérêt programmatique pour la Commission sont ceux qui se situent dans les secteurs de programme du COE touchant au témoignage public, à la justice, à la diaconie, ainsi qu'à la coopération et au dialogue interreligieux.

    c) traitera de questions particulières relatives au programme et à la politique de la CEAI. 

    Plutôt que d'instituer des sous-groupes permanents, on cherchera à imaginer des moyens souples et originaux de faire participer des représentants des membres du COE au sens large, y compris des réseaux émanant à la fois des Eglises et des mouvements communautaires. On pourrait en outre envisager de recourir à des conseillers pour la Commission. 

  1. La coordination de ce travail sur les questions d'actualité revient au directeur de la Commission qui travaillera en collaboration et d'entente avec ses collègues de la Commission et du personnel. 

  1. En complément aux recommandations, les statuts seront modifiés de manière à inclure comme objectif la promotion d'un rôle pacifique et réconciliateur de la religion dans les conflits. La Commission nouvellement nommée devra assez rapidement réviser ses statuts pour qu'ils comprennent des questions abordées par les quatre organismes consultatifs précédents, comme par exemple, la sauvegarde de la création. 

  1. Enfin, compte tenu de l'ordre du jour élargi, le nombre des membres de la Commission restera de 30, au lieu des 20 recommandés par la CEAI en 2005. 

ANNEXE II 

Réponse du groupe restreint sur Bossey à la présentation par le secrétaire général de l'organisation de la formation oecuménique à la suite de la 9e Assemblée 

  1. Le groupe restreint sur Bossey se félicite de la proposition d'intégrer le travail sur la formation oecuménique au sein du COE. Il est ouvert à la suggestion de réunir les dimensions initiation oecuménique, formation des laïcs et éducation théologique oecuménique etc. dans la structure de programme du COE et dans le travail de l'Institut oecuménique. Il espère que tous les aspects du travail relatifs aux programmes actuels sur la formation oecuménique et ceux de l'Institut pourront être intégrés et dotés du personnel nécessaire, de manière à ce que la formation oecuménique puisse recevoir l'importance et la visibilité souhaitées par la 9ème Assemblée. Nous comprenons que la réunion de tous les programmes relatifs à la formation oecuménique représente une occasion nouvelle d'approfondir la signification de la formation oecuménique aujourd'hui et de repenser les instruments, les méthodes et les effectifs nécessaires à cette fin. 

  1. Le groupe restreint recommande la constitution d'un organe consultatif (dont le titre reste à déterminer) chargé d'orienter et de superviser l'ensemble du travail sur la Formation oecuménique. Par souci d'efficacité et en raison des ressources financières disponibles, le groupe restreint recommande que le nombre des membres de ce futur « groupe consultatif » soit limité à 15, qu'il soit composé de personnes compétentes dans tous les aspects des programmes actuels du COE relatifs à la formation oecuménique et à l'Institut oecuménique. Nous recommandons également que les statuts du Comité de direction de Bossey et des autres groupes de travail / commissions de programmes qui font l'objet d'une intégration soient suspendus jusqu'à la rédaction de nouveaux statuts et à leur présentation à la troisième réunion du Comité central pour approbation. 

  1. Nous reconnaissons que la formation oecuménique est une question qui préoccupe l'ensemble du Conseil et qu'il faudra impliquer pleinement le personnel de cette nouvelle configuration et lui permettre de prendre part aux programmes du Centre oecuménique. Toutefois, l'Institut oecuménique devra préserver le statut particulier dont il a bénéficié quant à ses méthodes de travail et à sa place au sein des structures du COE. En fonction de l'expérience passé, il apparaît qu'il convient de prendre en considération les caractéristiques suivantes, propres à l'Institut oecuménique : 

  • Au cours de ces dernières années, l'Institut oecuménique a développé le côté universitaire de ses programmes et il a une relation particulière avec l'Université de Genève. Les demandes concernant la tranche de temps du personnel constituant le corps enseignant de la partie universitaire de l'Institut sont très différentes de ce qui se passe pour les personnes travaillant dans le cadre des structures du COE situées au Centre oecuménique. 

  • Traditionnellement, l'Institut oecuménique a gardé une certaine « distance » par rapport aux programmes du COE, de manière à pouvoir étudier et analyser de façon critique les travaux du COE et du mouvement oecuménique, et rester ainsi un lieu susceptible d'intéresser certaines personnes, indépendamment de leur position et de leur relation avec le COE. Autrement dit, l'Institut oecuménique a été à la fois un « instrument » du COE et un « pont » entre celui-ci et l'ensemble de la communauté chrétienne. Il est également conçu pour être un laboratoire et une avant-garde du mouvement oecuménique dans son ensemble. 

  • Dans le passé, le fait de considérer le travail de l'Institut comme l'un des « groupes de programmes » du COE au Centre oecuménique a entraîné des problèmes importants. La distance géographique entre le Centre oecuménique et l'Institut a fait que le personnel de celui-ci ne pouvait pas participer facilement à d'importantes réunions au Centre oecuménique ; des engagements permanents relatifs aux programmes de l'Institut ont empêché le personnel, y compris le directeur, de prendre pleinement part aux réunions qui avaient lieu au Centre. En raison des programmes universitaires, des programmes pour les résidents et des activités de week-end, l'Institut a un rythme de travail différent ; mais l'absence du personnel de l'Institut aux réunions du COE a engendré des malentendus et des frustrations. Il est important que l'Institut soit indissociable du travail du COE dans son ensemble, mais, dans le passé, les tentatives de le considérer comme faisant partie de la structure habituelle des programmes du Centre oecuménique ont été un échec. 

    Pour ces raisons, l'Institut a été rattaché au Secrétariat général, il a travaillé avec tous les programmes du COE et il rendait compte au secrétaire général adjoint. Cette disposition a bien fonctionné jusqu'ici. C'est pourquoi le groupe restreint sur Bossey recommande que l'Institut réorganisé, avec sa responsabilité pour la formation oecuménique, soit rattaché au Secrétariat général. 

  1. Le groupe restreint se félicite de l'importance accordée à la recherche dans le mandat de l'Institut réorganisé, en vue d'appuyer les différents programmes du COE. Il espère que ces programmes de recherche seront mis en place en commun avec le personnel de l'Institut et pourront correspondre aux intérêts et à la liberté académique du corps enseignant.

    Le groupe restreint est très intéressé par les possibilités nouvelles ouvertes par cette proposition d'intégrer les divers aspects du travail de Formation oecuménique et il recommande que le personnel de Bossey entre en dialogue permanent avec le personnel travaillant actuellement au Centre à propos de tous les aspects de l'initiation et de la formation oecuméniques en vue d'élaborer une proposition que le nouveau groupe consultatif (dont le titre reste à déterminer) pourrait revoir après la réunion du Comité central.

Robert Welsh, président
Wesley Ariarajah
Isabel Phiri
Erlinda Senturias
Shafique Keshavjee
Georges Lemopoulos
Ioan Sauca