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Œuvrer pour l'unité de l'Église exige notamment de faire tomber les barrières qui divisent l'humanité

Œuvrer pour l'unité de l'Église exige notamment de faire tomber les barrières qui divisent l'humanité

Le pasteur Odair Pedroso Mateus, directeur de la Commission de Foi et constitution du COE. Photo: Albin Hillert/COE

16 juin 2018

Version française publiée le: 16 juin 2018

Le travail pour l'unité de l'Église est indissociable du travail pour l'unité de la communauté humaine et de la création tout entière, estime le directeur de la Commission de Foi et constitution du Conseil œcuménique des Églises (COE).

«L'unité de l'Église est au cœur de l'identité œcuménique», a déclaré le pasteur Odair Pedroso Mateus lors d'une présentation en séance plénière du Comité central du COE, qui se réunit à Genève jusqu'au 21 juin. «Mais le souci de l'unité de l'humanité, le souci de vaincre et d'abattre les murs de la division, sont indissociables de cette même approche.»

Le COE célèbre cette année le 70e anniversaire de sa création et réunit aujourd'hui 350 Églises protestantes, orthodoxes, anglicanes et autres, représentant plus de 550 millions de chrétiens dans plus de 120 pays.

Lors de son allocution, Odair Pedroso Mateus a passé en revue les déclarations adoptées ces sept dernières décennies par le COE sur le travail pour «l'unité visible» de l'Église.

Selon lui, l'une des déclarations fondamentales est celle entérinée par l'Assemblée du COE à New Delhi en 1961.

Cette déclaration décrit l'unité comme un don de Dieu à travers l'œuvre de l'Esprit Saint, a déclaré le pasteur et théologien brésilien. «Le mouvement œcuménique ne crée pas l'unité; le mouvement œcuménique contribue à rendre le don de l'unité manifeste», a-t-il affirmé.

La déclaration de New Delhi poursuit en décrivant les éléments de l'unité visible de l'Église comme un accord sur la prédication de l'Évangile, la foi apostolique, la vie sacramentelle, le ministère, la mission et le service. Cette déclaration continue de servir de base au travail du COE «pour aider les Églises à cheminer ensemble sur la voie de l'unité visible en une seule communauté eucharistique», a expliqué Odair Pedroso Mateus.

Une autre déclaration clé, a-t-il noté, est celle adoptée par l'Assemblée du COE à Uppsala en 1968. Dans ce texte, il est dit que l'Église se décrit comme étant le signe de «l'unité à venir» de l'humanité. Cela implique, selon la déclaration, de lutter contre le caractère exclusif de la race et de la classe, mais aussi contre la dégradation économique, politique et sociale et l'exploitation des êtres humains.

Plus récemment, dans le même esprit, l'Assemblée 2013 du COE à Busan a déclaré que «l'unité de l'Église, l'unité de la communauté humaine et l'unité de la création tout entière sont indissociables», comme l'a rappelé le pasteur brésilien.

Et d'ajouter: «À notre époque, il est capital que cette vision reste présente à l'esprit, mais également qu'elle demeure efficace dans nos activités programmatiques.»

Au cours de la séance plénière, Theodora Issa, membre du Patriarcat orthodoxe syrien d'Antioche et de tout l'Orient, a évoqué le travail de son Église dans la promotion de l'unité des chrétiens. Et notamment une déclaration commune avec l'Église catholique romaine signée en 1984 par le pape Jean-Paul II et le patriarche Ignace Zakka Ier Iwas.

Parmi les autres interventions, celle de l'évêque Arnold Temple, de l'Église méthodiste de Sierra Leone, qui a parlé de la nécessité de soutenir l'œcuménisme au niveau «local».

Réunion du Comité Central du COE

Commission de Foi et constitution du COE