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«Ce qui compte, c’est que nous obtenions la paix en Syrie», déclare l’envoyé spécial de l’ONU

«Ce qui compte, c’est que nous obtenions la paix en Syrie», déclare l’envoyé spécial de l’ONU

Rassemblés au Château de Bossey.

13 décembre 2018

Version française publiée le: 13 décembre 2018

Le secrétaire général du COE, le pasteur Olav Fykse Tveit, a organisé un déjeuner le 12 décembre en signe de gratitude pour les services rendus par l’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, au Château de Bossey, aux côtés de l’ambassadrice Heidi Grau, cheffe de la Division sécurité humaine du Département fédéral suisse des affaires étrangères, et des équipes de l’ONU et du COE pour la Syrie.

Staffan de Mistura quittera ses fonctions fin décembre après avoir occupé ce poste clé pendant plus de quatre ans. Le diplomate italien et suédois est devenu le troisième envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie en juillet 2014.

«Il est désormais essentiel de consolider la paix», a déclaré l’envoyé spécial tout en rappelant que la contribution de tous est nécessaire à la guérison du pays.

Le secrétaire général du COE s’est adressé à M. de Mistura en lui assurant que «nous nous souviendrons de vous pour votre engagement fort pour une paix juste et une reddition de comptes mutuelle en Syrie. À vos côtés, nous avons travaillé avec un grand leader, pacificateur et diplomate.» M. de Mistura a travaillé pendant plus de 40 ans avec humilité au service de la cause dans les régions les plus vulnérables de la planète.

Après plus de sept ans de guerre, le conflit en Syrie est toujours ouvert. Les victimes se comptent par centaines de milliers et les souffrances endurées par les survivants dans les zones ravagées par la guerre sont inimaginables. Des millions de Syriens ont été forcés de fuir leur domicile, dans leur propre pays ou en tant que réfugiés dans les pays voisins, au Liban, en Jordanie et en Turquie, mais également en Europe et ailleurs.

«Le Conseil œcuménique des Églises poursuivra ses efforts et ses initiatives en faveur de la paix en Syrie», assure M. Tveit, «en soutenant les Églises membres, le dialogue interreligieux ainsi que la coopération et le renforcement des capacités locales.»

L’envoyé spécial a rétorqué que le COE, de même que les responsables et acteurs religieux en Syrie et dans la région, auront un rôle important à jouer dans la guérison des mémoires blessées et le rassemblement de tous les Syriens derrière un message commun au service de la préservation de la riche diversité syrienne et du rétablissement de la cohésion sociale.

Et le pasteur de répondre: «à cet égard, le COE demandera à la famille œcuménique de les accompagner, ainsi que toute la population syrienne, sur cette voie, en œuvrant pour une paix juste et la dignité humaine. Nous espérons et prions pour que les souffrances du peuple syrien cessent sans plus attendre.»

Le pasteur Tveit est revenu sur la déclaration du Comité central de juin 2018, rappelant qu’un nouveau pacte social est nécessaire dans toute la région du Moyen-Orient, à savoir un discours commun élaboré et partagé par toutes les communautés des pays de la région sur fond d’entente inclusive de la citoyenneté et de droits de la personne, qui est garanti par les constitutions et au regard duquel toutes les Églises et les communautés religieuses, dans la diversité de leurs identités ethniques, religieuses et culturelles, peuvent vivre et prospérer dans l’amour et la grâce de Dieu pour tous.

Le COE appelle à la libération des archevêques d’Alep, 27 juin 2018

Déclaration du COE relative à la présence chrétienne au Moyen-Orient, juin 2018