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Les Églises de Trinité-et-Tobago défient la pollution plastique

Les Églises de Trinité-et-Tobago défient la pollution plastique

La pasteure Anabell Lalla-Ramkhelawan, modératrice de l’Église presbytérienne de Trinité-et-Tobago. Photo: Marcelo Schneider/COE

09 octobre 2018

Version française publiée le: 10 octobre 2018

Les tortues, des Caraïbes ou d’ailleurs, perdent de plus en plus le Nord. Leur principale proie, la méduse, n’a plus le même goût ces derniers temps, il est aussi plus difficile de la digérer. Bien souvent, les tortues meurent après avoir ingéré des sacs en plastique qu’elles avaient pris pour des méduses.

Les débris plastiques polluent les eaux et les récifs autour de Trinité-et-Tobago, là où les tortues luth viennent nidifier, et sont devenus une grave menace à l’environnement qui touche également l’économie de la nation aux îles jumelles largement dépendante du tourisme.

L’Église presbytérienne de Trinité-et-Tobago (PCTT) a décidé de prendre les choses en main.

«Nous avons lancé des sacs réutilisables que nous pouvons utiliser dans les supermarchés, au magasin ou au marché. Pour empêcher que des milliers d’autres sacs en plastique n’atterrissent dans l’océan, nous essayons d’encourager nos populations et le pays à utiliser des sacs recyclables», explique la modératrice du PCTT, la pasteure Anabell Lalla-Ramkhelawan, lors d’une rencontre avec la délégation du Conseil œcuménique des Églises (COE) à la capitale, Port-d’Espagne, la semaine dernière.

L’initiative pourrait réduire la pollution plastique et aider une espèce vulnérable à récupérer. La tortue luth, la plus grande tortue de mer au monde, figure sur la liste des espèces «menacées» de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

«Nous distribuons des sacs à nos paroisses et offrons de grandes quantités de sacs directement aux paroissiens afin qu’ils puissent les distribuer autour d’eux. Nous les distribuons également à chacun de nos rassemblements nationaux et dans les églises paroissiales», précise Mme Lalla-Ramkhelawan.

Selon le secrétaire général du COE, le pasteur Olav Fykse Tveit, il s’agit là d’un nouvel exemple d’initiative efficace prise par une Église locale dont l’objectif est de réparer les dégâts environnementaux causés par l’être humain: «nous voyons à nouveau l’impact de l’engagement local et du rôle joué par les paroisses locales dans notre pèlerinage de justice et de paix. Les communautés d’inspiration religieuse locales peuvent être les instigatrices d’initiatives et d’engagements importants et devraient contribuer à la lutte contre les menaces qui pèsent sur notre environnement», ajoute M Tveit.

Il fut accueilli à son arrivée à Port-d’Espagne vendredi dernier par le pasteur Gerard Granado, secrétaire général de la Conférence des Églises des Caraïbes, puis est allé à la rencontre de l’Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo Trinité-et-Tobago.

Sa brève halte à la capitale des îles jumelles est une étape de son tour des Caraïbes qui passe également par la Jamaïque, la Barbade et Antigua. Lors de son déplacement, le secrétaire général du COE a rendu visite aux paroisses et communautés locales, a prêché et a partagé sa vision de la formation œcuménique avec les responsables d’Églises et d’autres.

Le secrétaire général s’est également entretenu pendant deux heures avec le nonce de la région des Caraïbes, Fortunatus Nwachukwu, basé à Trinité-et-Tobago.

Le secrétaire général du COE se rend aux Caraïbes (communiqué de presse du COE du 28 septembre 2018, en anglais)

Travail du COE sur la création et la justice climatique