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Jeudis en noir: Changer les choses, une personne après l’autre

Jeudis en noir: Changer les choses, une personne après l’autre

Production vidéo pour la campagne "les jeudis en noir". Photo: Ivars Kupcis / COE

25 avril 2019

Version française publiée le: 26 avril 2019

«Que peut faire une personne seule» résonne souvent comme une plainte devant notre impuissance.

Pour les Jeudis en noir, cependant, une personne seule peut construire un mouvement.

David Emmanuel Goatley, Directeur de faculté du Bureau des Études des Églises noires à la Divinity School de l’Université Duke en Caroline du nord, aux États-Unis, a découvert les Jeudis en noir lorsqu’il s’est engagé dans le Pèlerinage de justice et de paix du Conseil œcuménique des Églises. Il a maintenant lancé la campagne par le biais du Bureau à l’Université Duke.

«De nombreuses universités aux États-Unis ont un terrible problème de violence sexuelle», déclare D. Goatley. «Nous devons constater, nommer et affronter cette violence entre jeunes adultes au moment où ils élaborent leur propre éthique. Nous devons prévenir la violence sexuelle, protéger ceux qui sont vulnérables, prendre soin de ceux qui en ont été victimes et insister pour que ceux qui en sont coupables soient tenus responsables et offrent réparation.»

Le Bureau supervise les cursus incluant les théologies et ministères nés dans le contexte de la vie des personnes noires, pour la Divinity School de l’Université Duke. D. Goatley relève que tous les étudiants inscrits au Master en théologie, le niveau de base pour les pasteurs et les aumôniers, doivent suivre au moins un cours dans ce domaine.

«La théologie et le ministère basés sur l’expérience des personnes noires sont engagés pour la libération et la réconciliation, or la violence sexuelle opprime», dit-il. «L’Église est appelée à aider à rendre les personnes libres. La Divinity School se trouve au cœur de l’Université, et le Bureau a la responsabilité de s’assurer que la justice est au cœur de ce projet théologique.»

La campagne est mise à l’honneur toutes les semaines – «comme le levain dans le pain» comme le dit D. Goatley – et il espère organiser un événement spécial lors de la prochaine année académique pour amplifier le mouvement.

«J’espère provoquer une vague de fond de participation dans toute l’université», dit D. Goatley. «Les gens apprécient que quelqu’un exprime son soutien aux victimes de la violence sexuelle et appelle les autres à les soutenir.»

 

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