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L’amour guérit, il ne blesse pas: réflexions du monde entier pour la Saint-Valentin

L’amour guérit, il ne blesse pas: réflexions du monde entier pour la Saint-Valentin

Production de la vidéo pour la campagne "Jeudi en Noir" de la Saint Valentin

14 février 2019

Version française publiée le: 14 février 2019

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) a publié une vidéo qui met en lumière des réflexions venues des quatre coins du monde sur la notion que l’amour guérit, il ne blesse pas. Ce court métrage fait partie d’une campagne spéciale du COE s’attaquant aux abus et à la violence dans le cadre des relations «amoureuses».

Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, des dizaines de milliers de personnes à travers le monde s’habilleront en noir pour commémorer la campagne des Jeudis en noir contre le viol et la violence.

La Saint-Valentin est un jour de célébration de l’amour. Pourtant, pour beaucoup trop d’êtres humains, l’«amour» s’accompagne de mauvais traitements et de violence. Le COE a invité à méditer sur un passage biblique souvent cité pour décrire l’amour:

«L’amour prend patience, l’amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout.»

1 Corinthiens 13,4-7

Ces réflexions venues du monde entier sont à présent rassemblées dans une vidéo et sur Internet afin de stimuler la conversation, la sensibilisation et l’empathie dans notre quête d’un monde sans viol ni violence.

Qu’est-ce que l’amour?

«C’est peut-être le texte le plus utilisé dans les célébrations de mariage, et tout le monde le connaît, a commenté Lyn van Rooyen, d’Afrique du Sud. Je suis sûre que de telles pensées feraient le bonheur des cours de préparation au mariage et des conseillers et conseillères!»

Elle se demande toutefois si ce texte ne serait pas préjudiciable, en réalité: «C’est sur la dernière partie de ces versets familiers que je voudrais attirer notre attention: “Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout”. J’ai trop souvent entendu des femmes (et leurs pasteurs!) citer ce texte dans un sens néfaste qui limite leur qualité de vie: “D’accord, il me maltraite, mais vous savez, la Bible dit que je dois tout endurer.”»

«Nous qui avons la foi (personnes, Églises, communautés de foi, organisations d’inspiration religieuse), nous ne pouvons pas nous contenter de dire que les personnes engagées dans des relations de violence devraient tout excuser, tout croire, tout espérer, tout endurer, estime-t-elle. Nous avons une autre responsabilité: la responsabilité de guider et de soutenir les personnes qui sont victimes de violences pour qu’elles deviennent des survivantes, des vainqueurs, pour qu’elles vivent leur vie dans la plénitude: physiquement, émotionnellement et spirituellement. La responsabilité de nous élever contre la violence.»

L’amour ne peut pas coexister avec la violence

Susan Jacob, de l’Église orthodoxe syrienne du Malankar, en Inde, a observé que l’amour ne pouvait pas coexister avec la violence: «L’amour est compassion, attention, égard et considération. L’amour est gentillesse. L’amour ne fait pas mal, ni physiquement ni mentalement, déclare-t-elle. La violence née de la haine, d’un cœur mauvais et jaloux, d’une pensée sadique, brutale et pervertie, n’existe pas là où est l’amour. Une telle violence blesse et laisse des cicatrices à l’âme; elle doit être condamnée.»

Pour la pasteure Robina Marie Winbush de l’Église presbytérienne (États-Unis), le contexte du passage de la première épître aux Corinthiens est celui d’une communauté en conflit, et non celui de relations interpersonnelles. Dans ce contexte, explique-t-elle, «la description de l’amour – de l’essence même de Dieu parmi nous – qui est faite dans ce passage est une invitation à la fois à réfléchir et à reconnaître la présence de Dieu dans nos relations».

Et de conclure: «Cet amour que nous célébrons est plus durable que les cartes, les chocolats, les fleurs et autres babioles périssables. C’est un amour qui guérit les blessures de nos vies et ce monde.»

Plus d’informations:
www.oikoumene.org/jeudis-en-noir#stvalentin

Réflexions (en anglais)

Billets du blog pour le Pèlerinage de justice et de paix (en anglais)