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Pope signs encyclical letter

Le Pape Léon XIV signe la lettre encyclique «Magnifica humanitas» au Vatican, le 15 mai 2026.

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«Magnifica Humanitas» («La magnifique humanité» en latin), aborde les évolutions technologiques fulgurantes à l’ère de la numérisation qui trouvent leur forme la plus avancée dans l’intelligence artificielle.

«Cette évolution offre de grandes possibilités, mais comporte également de grands risques», a indiqué Bedford-Strohm. «L’évolution technologique avance si vite que les règles à même de garantir son utilisation responsable n’ont pas suivi.»

Voilà pourquoi, une discussion publique mondiale sur l’urgence de ces règles est d’autant plus importante, aux yeux de Bedford-Strohm. «L’un des objectifs est d’établir des mécanismes effectifs pour protéger la liberté et la dignité humaine contre les grandes entreprises exploitant les données dont le pouvoir est virtuellement hors de contrôle», a-t-il souligné. «L’enjeu fondamental est le concept d’humanité, surtout s’agissant de l’intelligence artificielle.»

Bedford-Strohm a ajouté qu’il était évident que les Églises, riches de leur réflexion anthropologique, ont leur mot à dire. «Voilà pourquoi nous en avons intensément discuté au cours des dernières années au sein du Conseil œcuménique des Églises», a-t-il poursuivi. «Je suis très reconnaissant au Pape Léon d’avoir donné une forte impulsion à cette discussion grâce à sa nouvelle encyclique, qui, espérons-le, aura un impact aussi fort que l’encyclique du pape François, Laudato Si’, sur l’écologie.»

Les Églises doivent se faire entendre

Le secrétaire général du COE, le pasteur Jerry Pillay, a indiqué que le COE reconnaît depuis longtemps les progrès et les avantages de la technologie et de l’IA dans de nombreux domaines de la vie, mais met tout autant en garde contre les problèmes qu’elles posent sur le plan des valeurs spirituelles, morales et éthiques en l’absence de contrôles et de surveillance adéquats. «La technologie doit concourir à l’amélioration et à l’épanouissement de la vie humaine et ne pas miner le travail, la valeur et la dignité de l’être humain», a-t-il indiqué». «Ma reconnaissance sincère va au Pape Léon XIV pour son encyclique Magnifica Humanitas, qui tombe à point nommé en ces temps d’expansion de l’IA».

Pillay a également souligné que l’approche théologique de l’encyclique fournit un argument ferme pour que les Églises fassent entendre leur voix pour encourager au discernement et à la prudence face aux risques et aux conséquences adossés à l’IA.

«Elle reconnaît la création par Dieu des êtres humains et leur faculté à faire le bien, mais elle reconnaît également la présence du mal et de ses conséquences tragiques sur les êtres humains et la vie sur Terre», a-t-il précisé. «Les guerres, les conflits, les meurtres absurdes de milliers de personnes au quotidien et le recours à la technologie pour détruire doivent être remis en question.»

Lorsque la technologie est utilisée à bon escient, pour servir le bien afin de bâtir des familles, des communautés et le monde, elle se plie au dessein de Dieu, a avancé Pillay. «Toutefois, aux mains des puissant-e-s et des riches, cet outil sert leurs propres intérêts et débouche sur des abus; il n’a qu’un intérêt limité pour les pauvres et les marginalisé-e-s», a-t-il déclaré. «La technologie sans responsabilité sociale redéfinit les rapports de force et appauvrit les relations humaines».

Pillay a conclu que l’encyclique nous aide à comprendre l’appel à l’amour, à la grâce et à la paix. «Elle pose la question qui devrait toujours nous animer: Quel genre de monde espère-t-on bâtir?» a-t-il déclaré. «Le COE applaudit « Magnifica Humanitas » et le recommande à l’étude et à la réflexion de toutes et tous, pas qu’aux personnes de foi, pour passer à l’action dans notre quête d’un monde meilleur pour toutes les personnes et la création.»

Lettre encyclique «Magnifica Humanitas» de Sa Sainteté le Pape Léon XIV sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle

L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns (Vatican News)