«Ce type de colonie est interdit par la quatrième Convention de Genève. En plus d’être illégales, ces colonies sont injustes, incompatibles avec la paix, contraires aux intérêts légitimes de l’État d’Israël, et elles constituent un obstacle à la solution à deux États et à la création d’un État palestinien viable, comme l’affirme la résolution 2334 (2016) du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU)», rappelle le pasteur Pillay. «Les appels à geler toutes les constructions et extensions des colonies de peuplement, première étape vers le démantèlement de toutes les colonies illégales dans les Territoires palestiniens occupés, lancés par le COE et de nombreux autres membres de la communauté internationale depuis de nombreuses années, ont toujours été ignorés.»
Le pasteur Pillay nous invite également à prendre conscience du fait que ces projets constituent des efforts délibérés pour tenir en échec et contrecarrer les récentes initiatives de certains membres de la communauté internationale visant à reconnaître l’État de Palestine et à redonner de l’élan à la solution à deux États.
«Le COE exhorte tous les membres de la communauté internationale responsables à s’opposer à la trajectoire destructrice empruntée par le gouvernement d’Israël et à y mettre un terme. Il invite toutes ses Églises membres à intensifier leur plaidoyer et leur action en faveur d’une paix juste pour tous les peuples de la région – Israélien-ne-s, Palestinien-ne-s, juifs et juives, musulman-e-s et chrétien-ne-s – une paix fondée sur la reconnaissance de l’égalité des droits humains et de la dignité inhérente donnée par Dieu», conclut la déclaration.