«Le Temps de la Création, avec la Fête de la Création en Christ le premier septembre au Centre, est un moment pour témoigner de l’amour de Dieu et de notre responsabilité humaine. Confesser Dieu comme Créateur, c’est s’engager à “cultiver le sol et le garder” (Genèse 2,15)» souligne le président du Comité central du COE, l’évêque Heinrich Bedford-Strohm. «Alors qu’aujourd’hui, les conséquences dévastatrices du réchauffement mondial causé par l’homme deviennent de plus en plus évidentes et engendrent de grandes souffrances, prier Dieu et faire advenir la justice pour les êtres humains et la Terre sont indissociables.»
Le Temps pour la Création commencera le 1er septembre par un service de Prière mondiale pour la Journée de la Création ou pour la Fête de la Création en Christ : 9 h à New York, 18 h à Los Angeles, 16 h à Nairobi et 21 h à Manille, avec diffusion en direct. Aux côtés de nombreux autres responsables d’Église, trois voix guideront la prière : le Pasteur David Coleman, aumônier chargé des questions environnementales pour Eco-Congregation Scotland ; Maria Jose Tejedor, membre de l’équipe de l’Alliance ACT et M. Louk Andrianos, consultant du COE pour le soin de la création, la durabilité et la justice climatique. Tous trois se concentreront sur le thème de cette année «Eau vive» (Ézéchiel 47,9 ; 12) «Et alors tous les êtres vivants qui fourmillent vivront partout où pénétrera le torrent... Leurs fruits serviront de nourriture et leur feuillage de remède.» (TOB)
Selon le pasteur Jerry Pillay, secrétaire général du COE, «Ézéchiel a vu l’eau s’écouler du sanctuaire jusqu’à gagner la mer et la renouveler, les arbres pousseront sur ses rives ; leurs fruits serviront de nourriture et leur feuillage de remède». «Telle est la promesse du Temps pour la Création pour les Églises: là où l’eau de la présence de Dieu s’écoule, ce qui se meurt peut revivre. Nombre de nos Églises membres comptent parmi les communautés qui traversent déjà cette crise, qu’elle prenne la forme de sécheresse ou d’inondations. Pour elles, la prière et l’action ne sont qu’une seule vocation: les Églises sont appelées à faire partie de la guérison apportée par le torrent et non pas à être spectatrices sur la rive».
L’Organisation météorologique mondiale confirme que le mois de juillet 2026 a été le plus chaud jamais enregistré. Cette année a été marquée par des inondations au Bangladesh, l’évacuation de 700 000 personnes en Chine, des feux de forêt dévastant 250 000 hectares en Europe et une chaleur atteignant près de 49 °C en Afrique du Nord. Le 28 juillet, Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique a déclaré que «l’alerte climatique retentissait de partout».
Le Temps pour la Création invite les chrétiennes et les chrétiens du monde entier à prier, apprendre et défendre la Création. Des ressources pour le culte, des guides éducatifs et des outils pour le plaidoyer, y compris le Guide de célébration de cette année, sont disponibles en ligne en plusieurs langues. Les Églises sont invitées à se joindre au service de prière en ligne et à prendre part aux activités du Temps pour la Création jusqu’au 4 octobre.
Ce Temps constitue l’un des chapitres de la Décennie œcuménique d’action pour la justice climatique du COE (2025–2034) lancée à Johannesburg en 2025.
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Temps pour la Création 2026 : Eau vive