«Aujourd’hui, nous sommes plus susceptibles de prier ensemble, de nous faire de nouveaux ami-e-s et de travailler ensemble pour promouvoir un témoignage conjoint auprès des gouvernements et des populations», a-t-elle souligné. «C’est une évidence, certains évêques ne s’abstenaient pas d’utiliser leur amitié avec l’empereur pour obtenir ce qu’ils voulaient.»
Or, même dans un tel climat, a souligné Durber, certains ont consacré du temps, de l’énergie, ont mis en jeu leur réputation pour trouver une unité profonde, réelle et durable. «Les enjeux sont considérables», a-t-elle fait observer. «L’inimitié entre les différents groupes devait être surmontée pour entamer la guérison.»
Les évêques à Nicée embrassaient un impératif d’unité, a fait observer Durber.
«L’ouverture du Symbole de Nicée proclame l’unité de Dieu», a-t-elle indiqué. «Il s’agit d’une rupture totale avec le monde religieux romain.»
Durber a expliqué que penser à Nicée lui a permis de comprendre le scandale et les risques de la discorde. «Cette réflexion a suscité une certaine tristesse en moi, car dans tant de régions dans le monde aujourd’hui, nous avons plus d’une communauté chrétienne et notre témoignage est divisé», a-t-elle poursuivi. «Ce n’est pas parce que je préfère que l’on choie l’amitié, mais parce que l’unité, l’union, la communion et la solidarité sont au cœur de la foi.»
COE: Du Symbole à l’action (Communiqué de presse du COE, 24 septembre 2025)