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Group photo "Because God Loves Me"

Rédigé en français et destiné à aider les enfants âgés de sept à douze ans à lutter contre les violences sexistes, le programme a été édité par Yvette A. Kelem et Blandine E. Ackla. Bien que le programme ait été conçu principalement pour être utilisé par les Églises et les groupes confessionnels en Afrique, il est également accessible et utile à d’autres populations francophones. 

«Il est temps de transmettre un message d’inclusivité à tous les enfants et de se montrer prêts à leur témoigner de l’amour», a déclaré Mme Kelem.

D'après Mme Ackla, l’un des objectifs du programme est de permettre de déconstruire des normes et de susciter des attitudes sûres et positives. «Il s’agit d’un outil clé pour aider les enfants à faire des choix avisés», a-t-elle précisé.

Le document est présenté aux éducateurs lors d’ateliers en ligne et en présentiel.

Ce programme d’éducation chrétienne encourage les enfants, les adolescents et les jeunes à s’investir pleinement pour devenir très tôt des partisans de la non-violence. Conçu pour les animateurs d’études bibliques, les enseignants, les bénévoles au sein des paroisses et d’autres personnes travaillant auprès des enfants, le programme est un guide qui aide les Églises à jouer leur rôle: protéger tous les enfants, toutes les filles et toutes les femmes contre toutes les formes de violence sexiste.

«Chaque enfant possède un potentiel et un talent que nous devons découvrir, car en définitive, il peut servir Dieu et transformer le monde», a affirmé Ayoko Bahun-Wilson, coordinatrice régionale des Initiatives et plaidoyer œcuméniques pour la lutte contre le VIH et le sida du COE en Afrique de l’Ouest.

Le programme sera utilisé par des organisations comme la Direction de l’Enseignement Protestant.

Pendant la pandémie de COVID-19, la violence sexuelle et sexiste a augmenté dans le monde entier au point que beaucoup parlent d'une «pandémie de l’ombre».

En l’espace de six mois, de mars à août 2020, le Kenya a enregistré au moins 5 000 grossesses d’enfants et d’adolescentes, et, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, au moins 2 200 cas de violence contre les femmes et les filles ont été signalés au Burkina Faso, au Cap-Vert, au Cameroun, au Tchad, en République du Congo et au Togo.

La démarche fondée sur les droits de l’enfant adoptée par le programme – et communiquée à travers 15 leçons adaptées aux enfants – est mise en avant dans les Engagements des Églises en faveur des enfants du COE, publiés en partenariat avec l’UNICEF en 2017.