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Video of Lin Lae from Thailand and Japan

Le 22 septembre 2025, lors d’une réunion de haut niveau à l’occasion de la Journée internationale de la paix au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), «L’impératif éthique de défendre les enfants victimes de la guerre», des enfants ont fait entendre leur voix, notamment Lin Lae de Thaïlande et du Japon.

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Cette réunion s’inscrivait dans le cadre de la campagne «Défendre les enfants victimes de la guerre», cosignée par plus de 130 organisations partenaires, notamment le Conseil œcuménique des Églises (COE).

Cet événement s’est ouvert sur un constat alarmant: plus de la moitié des personnes déplacées dans le monde sont des enfants, d’après le Rapport 2024 des Nations Unies sur les Conflits armés et les enfants, qui révèle également que la violence sexuelle, la séparation des familles, la traite des êtres humains et les abus atteignent des niveaux inquiétants.

Face aux conflits, au manque de financement et aux événements météorologiques extrêmes, les personnes rassemblées ont appelé à agir, investir et à faire preuve de volonté politique.

Le président d’Arigatou International, le pasteur Keishi Miyamoto, a souligné par message vidéo que les enfants sont notre avenir et une ressource précieuse. «Il est par conséquent urgent d’intensifier nos prières et nos actions, et d’appeler la communauté internationale à protéger les enfants», a-t-il fait observer.

Les personnes réunies ont observé une minute de silence pour les enfants tués lors de conflits.

Florence Raymonde J. Gaspar a partagé un message spécial du Bureau des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés. «Défendre les enfants en cas de guerre est plus urgent que jamais», a-t-elle martelé. «En cas de guerre, ce sont les enfants qui paient le plus lourd tribut. À ce jour, 473 millions d’enfants vivent dans des zones touchées par des conflits.»

Le secrétaire général du COE, le pasteur Jerry Pillay, a rehaussé l’importance de la discussion, mais aussi de l’action.

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WCC general secretary and other panellists

Le secrétaire général du COE, le pasteur Jerry Pillay, prend la parole lors de l’événement de haut niveau «Défendre les enfants victimes de la guerre» au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à Genève, le 22 septembre 2025.

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«Un enfant innocent qui meurt à cause d’une guerre, c’est indicible», a-t-il indiqué. «Les conséquences se font ressentir sur plusieurs générations et par-delà les sociétés.»

Il a souligné l’importance de l’action collective, de la collaboration pour une implication stratégique, de la création et de la promotion de canaux efficaces de dialogue avec les responsables politiques, de l’appel à des cessez-le-feu et de la préservation des écoles entre autres actions et a invité les Églises à adopter des initiatives pour accroître la sensibilisation et plaider la cause des enfants.

«Des initiatives simples peuvent faire la différence pour préserver et protéger les enfants en temps de guerre», a-t-il poursuivi.

Des ambassadrices et ambassadeurs de nombreux pays se sont exprimé-e-s sur des cas de violations des droits des enfants et les réponses qui y ont été apportées dans différents contextes.

La voix des enfants a été entendue lors de la réunion grâce à des vidéos de messages d’enfants du monde entier.

Yara, 17 ans, originaire du Soudan, a expliqué que la guerre l’avait privée de son enfance. «Être enfant lors d’une guerre, c’est survivre», a-t-elle indiqué. «On perd tout sentiment de sécurité.»

Or, elle a expliqué que survivre ne suffit pas. «En temps de paix, il s’agit de fournir un soutien mental aux enfants qui en ont trop vu», a-t-elle ajouté. «Nous, enfants qui avons connu la guerre, ne sommes pas uniquement des symboles d’une tragédie, nous sommes également des preuves de la résilience humaine, mais il importe que vos actions soient à la hauteur de notre résilience.»

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Panelists reading the statement

Le rassemblement s’est clôturé sur un appel à l’action/une déclaration prononcée conjointement par Maria Lucia Uribe, directrice exécutive d’Arigatou International Geneva, et Stefano Bosco, directeur des affaires publiques et internationales des Œuvres de charité de l’Église des Saints des Derniers Jours.

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Rakan, de Palestine, a expliqué que tous les jours les enfants se demandent: Serons-nous en sécurité demain?

«Je voudrais que les responsables religieux et toutes les communautés soient à nos côtés», a-t-il demandé. «Nous les enfants, nous voulons voir des actes, pas que des mots. La première chose que je leur demande est de mettre un terme à la guerre immédiatement.»

Pillay a indiqué qu’il serait interpellant et tragique de ne pas apprendre du passé. «Nombre des problèmes auxquels nous sommes confronté-e-s aujourd’hui dans le monde sont engendrés par les intérêts politiques et économiques», a-t-il asséné. «Il nous appartient non seulement de protéger les enfants, mais aussi de garantir leur avenir».

L’événement s’est clôturé sur un appel à l’action. «L’enfance est un cheminement où l’on grandit, développe son identité et un sentiment d’appartenance», peut-on y lire. «Nous devons agir pour le bien des enfants.»

Il est également appelé à un cessez-le-feu immédiat et à la création d’espaces sûrs pour que les enfants puissent s’exprimer et être entendus.

«Nous optons pour la conscience et non l’indifférence, l’espérance et non le désespoir et l’action empreinte d’éthique et non le silence», est-il conclu dans la déclaration.

Déclaration conjointe — Défendre les enfants victimes de la guerre

En savoir plus sur l’initiative Défendre les enfants victimes de la guerre

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Event participants

La réunion de haut niveau «Défendre les enfants victimes de la guerre», au Haut-Commissariat pour les réfugiés, s’inscrivait dans le cadre de la campagne cosignée par plus de 130 organisations partenaires, notamment le Conseil œcuménique des Églises (COE).

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