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Rapport du bureau du Comité central

22 février 2005

Le rapport des membres du Bureau du Comité central est requis par la Constitution. Le présent document a pour objet d'informer le Comité central des décisions prises par le Comité exécutif lors de ses réunions du 17 au 20 février et du 24 au 27 août 2004, ainsi que de celles prises par les membres du Bureau réunis les 20 et 21 novembre 2003, 9 et 10 juin et 28 et 29 novembre 2004.

Programme

A sa réunion de février 2004, le Comité exécutif s'est particulièrement attaché à certains domaines d'activité. Il a notamment recommandé :

  • d'organiser en 2004 une conférence internationale multireligieuse, sous réserve de disposer des ressources financières et humaines requises;
  • de dûment suivre la question de l'antisémitisme, en particulier en Europe;
  • de faire approuver, en juin 2004 par les membres du Bureau, une liste initiale de délégués à la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation de 2005, et d'établir une liste plus complète pour approbation par le Comité exécutif en août 2004.

Il a recommandé en outre au COE de prendre l'initiative d'encourager les Eglises et les partenaires oecuméniques à adopter une démarche coordonnée concernant les relations avec la Banque mondiale et le FMI.

S'agissant de la Conférence mondiale sur la mission et l'évangélisation, les membres du Bureau ont recommandé en juin 2004 de s'adresser aux Eglises qui n'ont pas répondu et d'inviter les membres du personnel orthodoxes à rappeler aux chefs des Eglises orthodoxes d'envoyer une réponse et, compte tenu de la répartition générale des sièges, d'inclure plus d'orthodoxes dans la catégorie des conseillers.

Egalement à leur réunion de juin 2004, les membres du Bureau ont été saisis des rapports respectifs d'un groupe du personnel et du Groupe de référence "Relations et dialogue interreligieux" (RDI) : ils ont approuvé la proposition visant à reporter en juin 2005 la conférence interreligieuse aux fins de la préparer avec soin. Les membres du Bureau ont en outre pris note que le moment était venu d'accroître l'effectif de personnel de l'équipe RDI.

En février 2004, le Comité exécutif a approuvé le mandat établi pour l'évaluation des programmes préalable à l'Assemblée et désigné une équipe d'évaluation ( Mme Marion Best, Mme Sylvia Raulo, le père George Tsetsis, M. William Ogara) chargée d'effectuer les évaluations durant l'exercice 2004 et de présenter un rapport intérimaire à la prochaine réunion du Comité central en février 2005.

Les membres du Bureau ont, à leur réunion en novembre 2004, examiné le statut du rapport "De Harare à Porto Alegre" et décidé de soumettre la question au Comité exécutif pour décision. Ce rapport pourrait être considéré comme un rapport du Comité central à l'Assemblée, ou comme un document qui décrit les principaux travaux accomplis et les témoignages fournis par le COE.

Assemblée

Lors de leur réunion de novembre 2003, les membres du Bureau ont entériné la formulation du thème de l'Assemblée en anglais (God, in your grace, transform the world), ainsi que de sa traduction en allemand (In deiner Gnade, Gott, verwandle die Welt) et en français (Transforme le monde, Dieu, dans ta grâce). En outre, ils ont mis au point la composition du Comité des cultes de l'Assemblée et ont été avertis que ce même comité et le Comité de planification de l'Assemblée se réunirait en février 2004 à Bose (Italie), avant la session du Comité exécutif.

A sa réunion de février 2004, le Comité exécutif a confirmé les principales directives suggérées par le Comité de planification concernant le programme de l'Assemblée et encouragé le Comité des cultes à poursuivre ses travaux dans le sens indiqué par le rapport de sa première réunion, qui tient compte de toutes les sensibilités que suppose ce domaine et affirme l'importance d'une vie de prière pour l'ensemble de l'Assemblée.

Le Comité exécutif a décidé de porter le nombre total des délégués à 728, afin de pouvoir réduire à 2 millions et demi le nombre de membres requis pour qu'une Eglise compte à trois sièges, et d'augmenter ainsi le nombre d'Eglises ayant droit à trois délégués, estimant qu'une hausse de 4% ne dépasserait pas de manière significative le plafond de 700 délégués fixé par le Comité central. En prenant cette décision, le Comité exécutif s'est assuré qu'une telle augmentation ne grèvera pas le montant des subventions prévu au budget, qui ne changera pas.

Le Comité exécutif a pris des décisions sur le nombre de sièges attribué à chaque Eglise membre, les principes applicables à l'affectation des subventions aux participants à l'Assemblée et la taxe d'inscription desdits participants. Ces décisions ont été communiquées aux Eglises membres, qui ont été informées du nombre de sièges qui leur était attribué, et invitées à désigner leurs délégués à la Neuvième Assemblée.

En juin 2004, les membres du Bureau ont examiné et approuvé le logo officiel de l'Assemblée.

A sa réunion d'août 2004, le Comité exécutif a institué une nouvelle catégorie appelée "conseillers auprès des délégations", à l'intention des responsables des affaires oecuméniques et des personnes chargées des relations dans les Eglises membres. Le nombre est limité à un conseiller par délégation et tous les frais sont à la charge des Eglises intéressées.

Questions d'actualité

En février 2004, le Comité exécutif a adopté deux déclarations: sur l'édification du mur dans les territoires palestiniens occupés et sur la non-prolifération des armes nucléaires, ainsi que deux notes respectivement sur la paix au Soudan et sur l'Inde/Pakistan.

Dans la Déclaration sur la non-prolifération des armes nucléaires, le Comité exécutif a réaffirmé sa conviction que la seule et ultime protection contre ce type d'armes est leur totale élimination. Le dilemme intrinsèque que le COE constate depuis des décennies se trouve au coeur de ce problème: tant que les pays les plus armés dans le monde ne renonceront pas à détenir des armes nucléaires pour leur propre sécurité, d'autres Etats revendiqueront le droit d'agir de même. De plus, le risque que d'autres entités que les Etats tentent d'obtenir des armes nucléaires persistera. La déclaration orientera le COE dans ses travaux sur le désarmement et la non-prolifération des armes nucléaires, en particulier pour préparer l'examen du Traité de non-prolifération en 2005.

Les déclarations sur la Corée et le Soudan, ainsi que les notes sur la Somalie et le Zimbabwe ont été adoptées par le Comité exécutif lors de sa réunion d'août 2004.

Questions financières

En novembre 2003, les membres du Bureau ont reçu les rapports sur la situation financière du COE. Les résultats en septembre 2003 sont favorables et ceux escomptés en fin d'exercice sont dans les limites, voire au-dessous du budget approuvé. Les membres du Bureau ont également examiné et approuvé le budget pour 2004 ; ils ont en outre étudié les plans financiers et les programmes prévus, établis à titre préliminaire pour 2005.

En février 2004, le Comité exécutif a recommandé de modifier le budget cadre pour 2005, approuvé par le Comité central en août 2003, afin de prendre en compte certaines informations financières révisées impliquant notamment a) la révision des frais de maintenance des immeubles, b) la révision les soldes de programmes reportés et c) le maintien d'un montant supplémentaire de CHF 1 million à verser aux réserves. Les membres du Bureau du Comité exécutif ont été autorisés à approuver le budget modifié lors de leur réunion de juin 2004.

Compte tenu des aléas des taux de change, des difficultés financières éprouvées par certains partenaires de financement et de la baisse des revenus, les membres du Bureau ont, à leur réunion de juin 2004, demandé que soit présenté au Comité exécutif à Séoul une actualisation du budget pour 2005, selon les paramètres fixés par le Comité des finances. Ils ont en outre exhorté à intensifier les efforts de mobilisation des fonds, qu'il faudra entreprendre avec toute la perspicacité voulue. Partageant également la préoccupation de nombre d'Eglises concernant le calcul des cotisations fondé sur le PIB, les membres ont invité à examiner attentivement cette question, proposé qu'un groupe de membres du personnel s'en occupe après leur réunion, et demandé instamment qu'on soumette au Comité exécutif une analyse et une interprétation de ce système.

En août 2004, le Comité exécutif a réaffirmé le système de calcul des cotisations tel que formulé, et souligné le rôle particulier du groupe de travail spécial dans son application. Le Comité a demandé que soient envoyées des lettres de rappel aux Eglises qui n'ont pas répondu et à celles qui ont versé des montants réduits sans aucune explication.

Le Comité exécutif a également ratifié le rapport financier de 2003, tel que certifié par les vérificateurs des comptes et établi aux fins de soumission à l'approbation du Comité central en février 2005. Le Comité a reçu le budget pour 2005, approuvé par les membres du Bureau en juin 2004, et entériné l'augmentation approuvée des réserves générales portées à CHF 5.2 millions, soit CHF 0.6 million de plus que l'équilibre requis selon l'objectif du Comité central. C'est dans cet esprit que le projet de budget cadre pour 2006 a été approuvé tel quel. Le Comité a demandé d'inclure dans le budget de 2006 toutes les dépenses prévues et de l'équilibrer par un excédent symbolique.

Demandes d'adhésion

Lors de sa réunion de février 2004, le Comité exécutif a examiné les candidatures de cinq Eglises. L'admission en qualité de membre du COE a été approuvée pour les quatre Eglises suivantes : Eglise baptiste évangélique d'Angola, Eglise africaine (Nigéria), Eglise méthodiste d'Indonésie et Convention baptiste d'Haïti. Quant à la cinquième candidature, le Comité exécutif a demandé de l'examiner plus avant pour permettre d'en décider à une réunion ultérieure.

En août 2004, le Comité exécutif a recommandé : a) que l'Eglise protestante évangélique de Guinée soit admise comme Eglise membre appartenant à la communauté du COE; (b) que l'Association des Eglises évangéliques réformées du Burkina Faso soit admise comme Eglise membre associée appartenant à la communauté du COE; et (c) que l'Eglise protestante des Pays-Bas soit admise comme Eglise membre de la communauté du COE [elle prend la suite des anciennes Eglises membres ci-après: Eglise réformée néerlandaise, Eglises réformées des Pays-Bas, et Eglise évangélique luthérienne du royaume des Pays-Bas].

Concernant l'Eglise kimbanguiste et la question des écarts théologiques au sein de l'Eglise, le Comité exécutif a décidé - le COE souhaitant poursuivre le dialogue dans le cadre des travaux de la Commission théologique établie par ladite Eglise - qu'il ne saurait ajourner indéfiniment la question de sa qualité de membre. Une décision devra par conséquent être prise au plus tard à la réunion du Comité exécutif de septembre 2005.

Méthode du consensus

A sa réunion de février 2004, le Comité exécutif a examiné attentivement le Projet d'article XVI: conduite des réunions et le Projet de manuel de conduite des réunions, les a reçus et en a autorisé la communication aux Eglises membres et aux membres du Comité central pour information et éventuels commentaires. Compte tenu des commentaires reçus, les deux documents seraient révisés pour permettre au Comité exécutif de mettre au point le nouveau dispositif lors de sa réunion d'août 2004. En juin 2004, les membres du Bureau ont suggéré de simplifier autant que possible les documents en donnant des définitions claires et concises.

Le Comité central étant appelé à appliquer désormais le système du consensus, les membres du Bureau ont également demandé qu'il soit expliqué au début de chaque séance en quoi elle diffère des autres et ce qui en est attendu. La décision visant à adopter le principe du consensus interviendra à la fin de la session du Comité central ; ses membres pourront ainsi la prendre en connaissance de cause.

En août 2004, le Comité exécutif, après avoir considéré un rapport intérimaire, a autorisé l'inclusion dans le projet d'article XVI des suggestions présentées par les Eglises membres et par le Comité directeur de la Commission spéciale sur la participation des orthodoxes au COE, en consultation avec les participants au colloque où avait été élaboré l'avant-projet du nouvel article XVI (Bossey, février 2004). Après examen des articles I à XV des actuels Constitution et Règlement sur la base des changements au Règlement des débats, le nouvel article XVI sera soumis pour adoption au Comité central en février 2005.

Compte tenu de la nécessité de former aux nouvelles modalités, le Comité exécutif a recommandé d'inscrire dans les calendriers du Comité central et de l'Assemblée toutes possibilités de dûment préparer les délégués.

Changement au Règlement

En août 2004, le Comité exécutif a autorisé des travaux préliminaires en vue de créer dans le Règlement une catégorie propre à exprimer les liens et la coopération entre le COE et les partenaires spécialisés, ainsi qu'à exprimer les relations de ces organismes avec les Eglises membres.

Ordre du jour du Comité central

A leur réunion de juin 2004, les membres du Bureau sont convenus que le thème général du Comité central de 2005 serait "La guérison et la réconciliation". Les réunions plénières proposées sur la sexualité humaine et sur le Pacifique ont été approuvées.

Désignations

A leur réunion de novembre 2003, les membres du Bureau ont désigné Mme Natalie Kim Maxson, Eglise unie du Canada, en qualité de chargée du programme "Jeunesse". Ils ont été informés de la désignation de Mme Lina Moukheiber en tant que chargée du programme "Moyen-Orient"(poste de consultant, pourvu sur décision du secrétaire général). Ils ont autorisé les avis de vacances de poste concernant les secrétaires des programmes "Europe" et "Paix et désarmement". Les membres du Bureau ont également été avertis de la vacance du poste de secrétaire exécutif du Centre oecuménique de Jérusalem, qui doit être pourvu conjointement par le CEMO et le COE.

A sa réunion de février 2004, le Comité exécutif a approuvé la reconduction des contrats suivants pour trois ans: M. Michiel Hardon (chargé du programme "Mobilisation et contrôle des revenus"), le pasteur Carlos Ham (chargé du programme "Mission et formation oecuménique"), Mme Tara Tautari (chargée du programme des Bourses), le pasteur Martin Robra (chargé du programme "Justice, paix et création"), et M. Guillermo Kerber Mas (chargé du programme "Affaires internationales, paix et sécurité humaine"). Le Comité exécutif a annoncé deux vacances de poste : directeur, Commission de Foi et constitution, et chargé de programme, responsable du Moyen-Orient et du désarmement dans l'équipe des Affaires internationales. A leur réunion de juin 2004, les membres du Bureau ont approuvé la nomination de Jonathan Frerichs à ce dernier poste.

A sa réunion d'août 2004, le Comité exécutif a approuvé la reconduction pour trois ans des contrats suivants : le pasteur Hans Ucko (chargé de programme, RDI), M. Hansulrich Gerber (chargé de programme, DVV), le pasteur Thomas Best (chargé de programme, Foi et constitution [actuellement, le pasteur Best coordinateur intérimaire de l'équipe et directeur de Foi et constitution]), Mme Elizabeth Ferris (chargée de programme et coordinatrice de l'équipe "Diaconie et solidarité"), le pasteur André Karamaga (chargé de programme, Secrétariat de l'Afrique, Diaconie et solidarité), et Mme Marta Palma (chargée de programme, Secrétariat de l'Amérique latine, Diaconie et solidarité). Le contrat de la pasteure Kersten Storch (chargée de programme, Foi et constitution [détachée par l'EKD]) a été prolongé de deux ans.

 

Nominations

En novembre 2003, les membres du Bureau ont approuvé la candidature proposée de Mme Bernice Powell Jackson pour succéder à la pasteure Kathryn Bannister en qualité de présidente du COE pour la région de l'Amérique du Nord, en vue de la recommander au Comité exécutif et, après réponse favorable dudit comité, de la soumettre au Comité central pour confirmation par vote par correspondance. A leur réunion en juin 2004, les membres du Bureau ont entériné l'élection au vote par correspondance.

En février 2004, le Comité exécutif a pourvu un certain nombre de fonctions devenues vacantes dans les organes directeurs, les commissions et le Comité des cultes de l'Assemblée. Il a approuvé les nominations suivantes: le père Andrei Eliseev (Eglise orthodoxe russe), membre du Comité central; Mme Gwen Cashmore (Eglise anglicane, R.-U.), la pasteure Susan Henry-Cowe (Eglise méthodiste unie, Etats-Unis) et Mme Mme Phebe Gamata Crismo (Eglise méthodiste unie, Philippines), membres du Comité des cultes de l'Assemblée; le pasteur Wesley Granberg-Michaelson (Eglise réformée, Etats-Unis), membre du Comité de continuation du Forum mondial comme représentant du COE; M. Karen Nazaryan (Eglise apostolique arménienne), membre de la Commission JPC.

En août 2004, le Comité exécutif a approuvé les nominations au Comité central de la pasteure Lydia Veliko, Eglise unie du Christ, pour remplacer Mme Bernice Powell Jackson; du pasteur Oscar Bolioli, Eglise évangélique méthodiste d'Uruguay, pour remplacer Mme Laura Saavedra;et de Mme Anna May Say Pa, Convention baptiste du Myanmar, pour remplacer Mme Rosebelle Thu Lay Paw, décédée en mars 2004.

Nouvelles oecuméniques internationales (ENI)

A sa réunion d'août 2004, le Comité exécutif a demandé au personnel du COE de participer activement à la table ronde d'ENI sur l'avenir des Nouvelles oecuméniques, qui constituait une occasion de susciter de nouvelles initiatives en matière d'examen des stratégies et de la philosophie d'ENI. Il a recommandé que, lors de la session du Comité exécutif de septembre 2005, on évalue l'engagement futur du COE à cet égard, à la lumière du mandat d'ENI, ainsi que de la nouvelle stratégie et du plan d'activité révisé.

Reconfiguration

A la suite du Colloque d'Antélias, les membres du Bureau ont, à leur réunion de juin 2004, approuvé les propositions suivantes: engager un(e) consultant(e) chargé(e) de dresser la carte des structures actuelles du mouvement oecuménique; inviter un large éventail de participants au mouvement oecuménique à formuler et partager leurs conceptions de ce mouvement au 21e siècle; et organiser un colloque rassemblant les organisations partenaires (OOR, CNE, CCM, partenaires spécialisés, etc.) et les Eglises membres. Ils ont constaté que, la question devenant de plus en plus complexe, il faudrait examiner scrupuleusement non seulement les structures, mais également le contenu; ils ont recommandé que les représentants des Eglises membres constituent au moins la moitié des participants à ce colloque.