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La Semaine mondiale pour la paix met en évidence la «culture de l'amour et de la résilience»

La Semaine mondiale pour la paix met en évidence la «culture de l'amour et de la résilience»

© Ben Gray/WCC

27 septembre 2017

Version française publiée le: 28 septembre 2017

De Genève à Bethléem et ailleurs dans le monde, la Semaine mondiale pour la paix en Israël et en Palestine, initiative du Conseil œcuménique des Églises (COE), a inspiré, la semaine dernière, des rassemblements de prière, de réflexion et d’action.

Parmi les manifestations, un groupe s'est réuni le 22 septembre au Wi'am, centre palestinien de transformation des conflits à Bethlehem, pour prier pour la paix.

L'événement, sur le thème «Susciter l'espérance devant les ténèbres», a été organisé en coopération avec le Programme d’accompagnement œcuménique en Palestine et en Israël (EAPPI).

L'intervenant principal, l'évêque Munib Younan de l'Église évangélique luthérienne de Jordanie et de la Terre Sainte, a ouvert le service de prière avec des mots d'espérance tirés de Romains 4: «Espérant contre toute espérance, [Abraham] crut et devint ainsi le père d’un grand nombre de peuples, selon la parole: Telle sera ta descendance.»

Avec le mur de séparation se profilant à l’arrière-plan, le groupe a entendu des exemples inspirants d’espérance sous l'occupation, de la part de dirigeants locaux, dont le prêtre arménien de Bethléem, Aspet, un membre chrétien orthodoxe, Peter Qumri, l'imam musulman Maher Assaf, le pasteur presbytérien Victor Makari et d'autres représentants œcuméniques de la communauté de Cisjordanie et de Jérusalem.

Le directeur et fondateur de Wi'am, Zoughbi Zoughbi, a déclaré, sur le thème de l'espérance face aux ténèbres: «Où trouvons-nous l’espérance? Nous sommes devenus une culture d’amour et de résilience et nous sommes revalorisés par votre présence, EAPPI, et celle de la communauté à travers le monde.»

 

À Genève, 12 visages de l'espérance

À Genève, l’exposition de photos «12 visages de l'espérance» au Centre œcuménique a également poussé les gens à réfléchir à ce qui leur donne un sentiment d’espoir. Parmi les visiteurs de l’exposition se trouvaient des participants à une réunion des responsables des questions œcuméniques ainsi que des membres de la communauté et d'autres amis et partenaires du COE.

Quatre personnes de trois continents différents ont conduit la cérémonie d’ouverture de l’exposition. Parmi elles, le secrétaire général du COE, le pasteur Olav Fykse Tveit; Brighton Lutengano Killewa, secrétaire général de l’Église évangélique luthérienne de Tanzanie; Berit Hagen Agöy, secrétaire générale du Conseil des relations œcuméniques et internationales de l'Église de Norvège; et l'archimandrite Jack Khalil, de l’Université de Balamand, au Liban.

Le pasteur Tveit a expliqué que l'exposition montre des personnes qui sont témoins de l’espérance. «La meilleure manière de marquer la tragédie des 50 années d'occupation est d'écouter avec attention ces témoins de l'espérance qui vivent sous l'occupation et qui en éprouvent les lourdes conséquences dans leur quotidien», a-t-il poursuivi. «Aucun peuple ne devrait avoir à endurer une occupation.»

Il n'est jamais trop tard pour mettre un terme à l'occupation, a-t-il ajouté. «Les voix les plus puissantes pour susciter l'espérance sont celles qui proviennent de l'intérieur, du contexte-même qui semble être une situation désespérée. L'espérance qui nous est communiquée à travers cette exposition de 12 visages qui l’incarnent est le signe le plus puissant que l'espérance est vivante. Ces personnes parlent d’amour et de rêves de vie commune et pacifique avec d'autres. C'est la puissance qui peut toucher les cœurs et changer l'histoire.»

Mme Berit Hagen Agøy, regardant les photographies, faisait la réflexion que, dans des conditions terribles où la plupart des gens se sentent démunis, il y a toujours quelqu'un qui se dresse contre les abus de pouvoir.

Les personnes présentées à travers l’exposition sont des Palestiniens et des Israéliens qui sont victimes de l’occupation. Ils partagent leurs réflexions, dans cette vie en Terre Sainte au cœur de conflits et d’injustices.

«Ces gens – vous les trouverez partout dans le monde, dans chaque zone de conflit – sont prêts à sacrifier leur propre vie pour sauver celle des autres», a observé Mme Agøy, puis elle a posé cette question: «Qu'est-ce qui motive ces gens? Est-ce la foi, l’idéologie ou une force particulière?»

La recherche a constaté que ces personnes n'ont rien de particulier, a poursuivi Mme Agøy.

«Lorsque vous leur demandez pourquoi elles risquent tant et travaillent si dur pour aider les autres, elles répondent: c'est ce qu'un être humain doit faire. Pour moi, ces personnes incarnent l'espérance. Nous voyons les visages de 12 de ces personnes ici, sur les panneaux. Ce sont simplement des êtres humains respectables qui agissent comme il faut.»

Rien n'est plus fort que l’amour, a conclu Mme Agøy. «Notre espérance est fondée sur l’amour. Le peuple respectable de Dieu gardera vivante l’espérance qu’un jour la paix et la justice adviendront en Palestine et en Israël.»

 

Semaine mondiale pour la paix en Palestine et Israël

Exposition «12 visages de l’espérance» à Genève (en anglais)