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18.02.08 15:56

Rentrée littéraire au COE

 

Geneviève Jacques, lors de la présentation de son ouvrage

La 53ème session du comité central du COE est l'occasion d'une intense actualité littéraire. Tous les jours ou presque de cette session qui se tient du 13 au 20 février est l'occasion de la présentation d'un ouvrage publié par le COE.

En ce lundi 18 février ce ne sont pas moins de quatre ouvrages qui ont été présentés à la presse, dans la collection Risk Book consacrée aux questions d'actualité liées aux engagements du COE.

Ezra Chitando, du Zimbabwe, publie deux ouvrages sur la lutte contre le VIH-Sida en Afrique : Living with Hope [Vivre avec l'espérance] et Acting in Hope [Agir en espérance], qui développe un questionnement théologique sur la pandémie : "les Églises ont souvent une 'théologie de l'ambulance' ne réagissant qu'après l'urgence. Il faut en sortir pour avoir une théologie et une action des Églises plus prospective".

L'évêque de l'Église évangélique protestante de Hannovre Margot Kässmann publie With Hearts, Hands and Voices [Avec les cœurs, les mains et la voix] qui se veut un guide dans la spiritualité protestante, mais aussi plus largement œcuménique.

Geneviève Jacques, ancienne secrétaire générale de la Cimade (France) et ancienne directrice des programmes au COE continue sa réflexion sur l'impunité avec Resisting the Intolerable [Resister face à l'intolérable].  Après Beyond Impunity [Vaincre l'impunité. Une approche œcuménique de la vérité, la justice et la réconciliation] paru en 2000 aux éditions du COE et épuisé dans sa version française, Geneviève Jacques poursuit sa réflexion sur les questions de justice et d'impunité. Elle considère qu'aujourd'hui les principales injustices sociales (la pauvreté, la famine, les difficulté d'accès aux soins) relèvent du domaine des violations majeures des droits de l'Homme. Si la définition juridique des violations des droits de l'Homme considère qu'il y a des responsables et des coupables, elle souligne combien la question est complexe quand elle touche aux inégalités économiques. C'est pourquoi, elle appelle les Églises, à œuvrer avec d'autres pour lutter contre les inégalités sociales et l'impunité apparente dans ce domaine, en dénonçant partout ou cela est possible les responsables, qu'ils soient des gouvernements ou des dirigeants de multinationales. Il en va, selon elle, de la crédibilité de l'Évangile dans notre société.