Selon le COE, le gouvernement des Philippines ne fait rien pour empêcher les exécutions extrajudiciaires
Les mesures prises par le gouvernement des Philippines au sujet des exécutions extrajudiciaires dans ce pays seront impuissantes à les empêcher, a déclaré le Conseil œcuménique des Eglises (COE) lors de la 6e Session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, qui s'est tenue à Genève du 10 au 28 septembre 2007.
Le 24 septembre, le COE, le Forum Asie-Pacifique sur les femmes, le droit et le développement, la Commission asiatique des droits de l'homme et l'Organisation des nations et des peuples non représentés, ont fait une intervention orale pour déclarer que les mesures prises par le gouvernement philippin "n'ont pas résolu le problème des exécutions extrajudiciaires et ne parviendront pas à le faire".
De janvier à juillet 2007, on a compté 60 de ces exécutions, et de janvier à juin on a constaté 17 disparitions, 12 cas de tortures et 113 arrestations illégales, tandis que des milliers de personnes subissaient des évacuations forcées. Depuis 2001, le nombre des victimes d'exécutions extrajudiciaires s'élève à près de 900.
Selon cette intervention orale, qui cite un rapport de Philip Alston, rapporteur spécial des Nations Unies, les mesures prises par le gouvernement ne tiennent pas compte du fait que ces exécutions sont encouragées ou facilitées par certains aspects de sa propre stratégie de lutte contre la rébellion. En outre, la plupart des groupes de gauche sont accusés de "complicité avec les coupables" et donc considérés comme des cibles légitimes.
Les intervenants prient instamment le Conseil des droits de l'homme de "convaincre le gouvernement philippin de respecter les engagements pris devant l'Assemblée générale" des Nations Unies en mai dernier, lorsqu'il a présenté sa demande de réélection au Conseil.
Texte intégral de l'intervention
Site Web du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies



