L'oecuménisme, mode de vie
Pendant une année, six religieuses orthodoxes, catholiques romaines et protestantes offrent un témoignage d'oecuménisme comme mode de vie à l'Institut oecuménique de Bossey.
"J'ai réalisé que lorsque nous parlons de l'unité, cela ne signifie pas changer la foi de l'autre", dit la diaconesse Agnes Simbo Lema, "mais nous asseoir ensemble, avoir des échanges, nous aimer et nous accepter mutuellement."
Les soeurs vivent ensemble, coordonnent le culte et la prière à l'Institut, participent aux cours – et incarnent une forme de "spiritualité oecuménique" dans la vie de tous les jours.
Maria Elena Romera Molina, missionnaire dominicaine du Guatemala, résume: "L'œcuménisme n'est pas un concept, c'est un mode de vie."
"Nous partageons tout, bien souvent en riant," déclare Sœur Ivy Athipozhiyil, dominicaine indienne. "C'est ce que nous offrons, sans intention délibérée, aux étudiants et aux hôtes. Pour eux, c'est un signe."
Soeur Pina se rappelle: "Naguère, la Commission du Christianisme pratique avait pour devise 'La doctrine sépare, le service unit'. Maintenant, je pourrais dire 'La doctrine sépare, la spiritualité unit'.
La présence des religieuses ne peut échapper à toutes les personnes qui fréquentent l'Institut pour des réunions ou autres manifestations.
Pendant une réunion à Bossey du Groupe mixte de travail de l'Eglise catholique romaine et du COE, "un évêque qui nous regardait marcher côte à côte dit à un autre participant: 'Nous, nous parlons, parlons – mais regardez-les!"
Mais le rôle primordial des religieuses, pendant l'année qu'elles passent à Bossey, est d'offrir un soutien pastoral aux étudiants.

