Le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies fait de 2008 une occasion pour les Eglises de mener une action militante convaincue

Une illustration de la Déclaration universelle des droits de l'homme aux Nations Unies à New York.
Photo: Zack Lee, 2007
L'année 2008, qui marquera le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies, constituera pour les Eglises une "occasion fantastique" de poursuivre activement leurs efforts de protection et de promotion de la dignité humaine, a-t-on indiqué aux participants à un récent colloque œcuménique international.
"L'année prochaine sera un 'kairos' pour le mouvement œcuménique, un 'moment approprié' pour renouveler les efforts en faveur du respect des droits de la personne. Les Eglises peuvent faire du 60e anniversaire de la Déclaration universelle une occasion de pratiquer en quelque sorte une évangélisation des droits de l'homme", a déclaré Peter Prove, assistant du secrétaire général chargé des Affaires internationales et des Droits de la personne à la Fédération luthérienne mondiale.
Selon Peter Prove, les Eglises ont une autorité morale, un large rayonnement et la capacité d'enseigner; elles savent aussi construire des ponts avec les autres religions et la société civile. Tout cela les place dans une position unique pour influencer les mécanismes internationaux de protection des droits humains.
Peter Prove s'adressait à un groupe de discussion sur "la stratégie oecuménique" dans le cadre d'un colloque international sur le thème "Vers la protection des droits de la personne et de la dignité humaine dans les conflits". Organisé sous les auspices du Conseil œcuménique des Eglises, ce colloque a réuni à Genève une quarantaine de participants: responsables d'Eglises, défenseurs des droits de la personne, militants sociaux et politiques, décideurs politiques et experts des droits humains venus d'Asie, d'Afrique, des Caraïbes, d'Amérique latine, du Moyen-Orient, d'Amérique du Nord et du Pacifique.
S'exprimant également devant le groupe de discussion sur "la stratégie oecuménique", le pasteur Jochen Motte, de la Mission évangélique unie (Allemagne), a proposé un certain nombre de recommandations concernant la défense œcuménique des droits de l'homme. Parmi celles-ci, on a relevé la nécessité pour les organisations œcuméniques de fournir une contribution pertinente au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, aussi dans le cas où "les Eglises sur le terrain ne sont pas dans une situation qui leur permette de le faire elles-mêmes".
On a souligné également la nécessité d'établir des liens entre les agences des Nations Unies en charge des droits humains, d'une part, et les défenseurs des droits humains et les victimes de violations de ces droits, d'autre part. Faciliter la présence des victimes aux réunions des agences de défense des droits humains des Nations Unies basées à Genève est un des aspects du rôle œcuménique en ce domaine qui doit être maintenu, a conclu le pasteur Motte.
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